La Liberté S'exprime

Ce blog informe et témoigne sur les luttes et révoltes actuelles ou non. . Après tout, chacun est libre de s'exprimer, parait-il - avant qu'on nous l'enlève totalement

23 avril 2009

MOSCOU : CONDAMNATION DE L'ANTIFASCISTE OLESINOV ET MANIF DE SOUTIEN

Moscou: la solidarité avec des anti-fascistes

21 avril à 21 h, à Moscou, environ 300 antifascistes, anarchistes, y compris des militants de la KRAS-AIT, se sont rassemblés près de la sortie du métro Mendeleevskaya pour exprimer leur protestation contre la condamnation d'Alexei Olesinov.La décision a été adopté le 21 avril à Moscou au tribunal de Taganskaya . Olesinov a été condamné à un an de privation de liberté dans une colonie
de droit commun (prison), peine dont il a effectué déjà la moitié en détention dans les centres (préventive). Le ministère public avait demandé de le condamner à 5 ans de prison. L'affaire Olesinova a été entièrement jouée d'avance car elle était destinée à intimider les anti-fascistes.Olesinov a été condamné en vertu de de l'article 213 partie 2 du Code pénal ( «hooliganisme commis par un groupe de personnes») dans le cadre de son implication présumée dans l'attaque sur la boite de nuit, où se réunissait l'extrême droite [ultradroite en russe]. L'avocat de l'accusé Mikhaïl Trepachkine a demandé l'acquittement. L'accusation d'appartenance
d'Olesinov au mouvement "antifa" du texte de la sentence a été supprimée. Néanmoins, le juge lui attribue les charges de "hooliganisme en groupe, ayant causé des dommages matériels dans la boîte de nuit" (ce qui a pourtant été contredit devant la cour par le témoignage des agents de surveillance de la boîte et d'autres «victimes» !), "utilisation de feu et de bouteilles vides comme des instruments de destruction", ainsi que d'une "attaque contre les gardes de sécurité de la boîte" (ceux qui soutiennent
la loi et l'ordre). Un enregistrement vidéo consistait la preuve principale à charge de l'évènement. Pourtant elle ne démontre pas que Olesinov ait participé à l'attaque, l'incendie, ou ait jeté des bouteilles, sur un groupe de personnes.Les participants à la manifestation en défense de Olesinova sont passés de la rue Dolgorukovskaya au bâtiment du Département central des enquêtes,
bloquant la rue, puis s'en est retourn en partant vers une autre direction, pour finir dans la rue de la Forêt. Les manifestants portaient des banderoles "Liberté pour Olesinov", "les fascistes tuent, le gouvernement les couvre», «l'anti-fascisme n'est pas un crime", "plus forte sera la répression - plus farouche sera notre volonté de résistance. Vous n'aurez pas de paix sans justice sociale. Alexei Olesinov liberté!",d'autres lançaient des slogans "haut, haut le drapeau noir, le principal ennemi de l'Etat", "Sortez dans la rue, retournez dans votre ville."Dans la rue de la forêt, la rue de la procession a été expulsée par la police anti-émeutes (les tristement célèbres OMON). Lors de leur arrestation, les manifestants ont été frappés avec des matraques puis embarqués dans le bus des OMON. Environ 70 personnes ont été arrêtées, dont des militants de l'AIT de Moscou.La rue de la Foret a été fermée à la circulation par des officiers de police pendant au moins une demi heure par les bus des OMON et les patrouilles. Aussi, "des astronautes" (robocops ...) surveillant les accès des plus proches stations de métro - Mendeleev et Novoslobodskaya.
Apparemment, dans l'espoir d'attraper d'autres personnes.

(d'après un communiqué du groupe de Moscou de l'AIT, KRAS-AIT)

Vidéo de la manif : http://www.youtube.com/watch?v=uwESsuRl0SM

Sources : CNT AIT

Posté par Electronrevolte à 10:46 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


RUSSIE : SOLIDARITE CONTRE LA REPRESSION !

Des compagnons anarchistes russes nous ont fait parvenir des infos sur la situation en Russie, où la répression reprend de plus belle en Russie avec les beaux jours. Ces derniers mois, la vindicte du pouvoir s'acharne y compris contre les activistes des syndicats "alternatifs" qui pourtant se sont tous déclarés pour la "cooperation de classes". Mais ce ne les aide pas, ça ne leur vaut aucune bienveillance du Pouvoir. En Russie, faire grève ou faire du bruit, ou toute activité plus ou moins indépendante du pouvoir est dangereuse.Relayez ces informations, participez à la solidarité en envoyant des mails et des faxs aux différents contacts (n'oubliez pas de nous tenir informé des initiatives que vous aurez pris en envoyant un mail à contact@cnt-ait.info), si des évènements culturels russes sont organisés dans votre entourage diffusez-y de l'information. Toute initiative, même petite, peut être utile pour soutenir les militants, car le Pouvoir Russe tient plus que tout à son image internationale.

SOLIDARITE AVEC LA LUTTE DES OUVRIERS DE AK ALROSA ET VALENTIN URUSOV

En juillet 2008, dans la ville russe d'Udachniy (république de Sakha, Yakoutie), des ouvriers de la plus grande entreprise d'extraction de diamant AK ALROSA ont créé un syndicat indépendant, membre du groupement de syndicats indépendants russes «SOTSPROF». En deux mois, plus de 1000 personnes ont rejoint le syndicat. Mais le 3 septembre 2008 le leader du
syndicat Valentin Urusov a été arrêté pour «détention de drogues». Les drogues ont été placées dans les vêtements d'Urusov pour liquider le syndicat et toute volonté de résistance chez les ouvriers. Le 26 décembre Urusov a été condamné à six années de camp de travail.La ville Udachniy, qui compte 15 000 habitants, est située à l'extrême-nord de la Russie, à 20 km du cercle polaire. La grande ville la plus proche est à 600 km en voiture. Les gens qui habitent à Udachniy sont entièrement dépendants de la direction du monopoliste AK ALROSA et des autorités locales.Les ouvriers de AK ALROSA ont commencé au printemps 2008 par demander une
augmentation de salaire et l'amélioration des conditions de travail. Depuis de nombreuses années les conducteurs de l'entreprise faisaient jusqu'à 100-130 heures supplémentaires par mois, sans majoration de salaire, ceci en contradiction avec le Code du travail. Dans les mines, les ouvriers utilisent un équipement dépassé, sans chauffage, ni gants spéciaux. Les maladies liées à l'air et l'eau contaminés sont fréquentes chez les ouvriers.Les exigences des ouvriers n' ayant pas été entendues, ces derniers se sont mis en grève de la faim du 25 au 27 août 2008. Après que la direction ait déclaré la création d'une commission de conciliation, les travailleurs ont mis fin à la grève. Le 30 août une réunion de syndicat a rassemblé plus de 500 travailleurs à Udachniy. Le 5 septembre la procédure de conciliation devait être close, mais le 3 septembre Valentin Urusov a été arrêté pour « détention de drogues ».L'arrestation, avec la confiscation de 70 grammes de substance narcotique trouvés sur Urusov a été effectuée personnellement par le chef du service de l'UFSNK (Administration du Service Fédéral du Contrôle des Drogues) de Mirny, S. Рудов, qui a parcouru 600 km pour l'occasion.Les témoins furent le directeur-adjoint du département de sécurité économique du combinat minier d'Ajhal'sky (appartenant à AK ALROSA), G.Pustovetov, et son conducteur. Urusov a déclaré à son avocat qu'il a
été pratiquement kidnappé à l'entrée de sa maison. Puis il a été emmené à 60 km de la ville, après quoi un des fonctionnaires du Service Fédéral du Contrôle des drogues l'a forcé à déclarer que la drogue était la sienne, en tirant trois coups de pistolet près de sa tête, lui promettant que, s'il refuse, son meurtre sera annoncé comme ayant fait suite à une tentative d'évasion.En ce moment Valentin Urusov attend le procès en appel, en prison, à Iakoutsk. Valentin Urusov, au dire de sa mère, souffre d'une maladie des
reins, pour laquelle il ne reçoit pas de traitement. La famille a besoin d'une aide financière et un groupe du soutien à Urusov collecte de l'argent pour lui payer un avocat.

Information supplémentaire : ИКД, info@ikd.ru, mettre
comme objet du message «Urusov».

Sources : CNT AIT

Posté par Electronrevolte à 10:42 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 mai 2008

2 actions urgentes pour la Birmanie

1) Ce samedi 17 mai à 11h00 Bd. Général Wahis 9 - 1030 Bruxelles-Schaerbeek Solidarité Nargis – Journée mondiale d’action.
2) Dimanche 25 Mai à partir de 13h00 Esplanade du cinquantenaire à Bruxelles 20 km pour la dignité.

1) Solidarité cyclone Nargis

Journée mondiale d'action - Manifestation

Le cyclone Nargis ramène le triste destin du peuple birman dans l’actualité. Actions Birmanie se joint à l’appel de divers groupes de soutien à la cause birmane pour dénoncer l’innommable attitude de la Junte. Ce samedi, des manifestations auront lieu dans de nombreuses villes à travers le monde ( Plus d'info >>).Actions Birmanie appelle à un rassemblement devant l’ambassade de Birmanie à Bruxelles, ce samedi 17 Mai à 11 heures ( bd. Général Wahis 9 à 1030 Schaerbeek – Métro Meiser). Nous dénonçons l’inaction criminelle du régime birman et son incapacité à offrir une réponse adaptée aux sinistrés du cyclone Nargis : négation totale du désespoir des populations, bilans sous-estimés, passivité de l’armée, pillage des ressources humanitaires internationales, refus d’octrois de visas aux travailleurs des ONG étrangères, maintien du pseudo référendum constitutionnel visant à pérenniser l’influence de la Junte … Agissons pour une ouverture sans délais des frontières Birmanes à l’offre d’aide humanitaire internationale ! Faisons peser sur le gouvernement Birman la possibilité d’inculpation pour crimes contre l’humanité !

Collecte de fonds

D’autre part, Actions Birmanie propose aux citoyens qui souhaitent faire un don en solidarité aux birmans de soutenir à hauteur égale (50%-50%) deux priorités : L’aide humanitaire d’urgence : Actions Birmanie ne fait pas d’aide humanitaire directe. Nous verserons 50 % du total des dons aux membres du consortium belge 12-12 pour les situations d'urgences.
La démocratie et la liberté d’expression : Actions Birmanie versera 50% des dons au journal The Irrawaddy ( www.irrawaddy.org ) dont les valeurs démocratiques sont claires.Les dons peuvent être versés sur le compte 523-0801090-42 (Banque Triodos) au nom d’Actions Birmanie, avec pour mention « Cyclone pour la solidarité et la démocratie ». Actions Birmanie ne dispose pas de la déductibilité fiscale pour vos dons.

2) 20km pour la dignité

Actions Birmanie sera présente lors des 20 km de Bruxelles le 25 mai prochain avec d'autres ONG (Amnesty International, Campagnes Vêtements Propres, les Amis du Tibet).Nous dénoncerons les premiers sponsors de la dictature militaire birmane :La CHINE, qui en invoquant systématiquement "l'ingérence dans les affaires intérieures birmanes" pour s’opposer aux (timides) résolutions de l’ONU visant à encourager le processus démocratique en Birmanie, prouve à quel point elle est proche du régime de Rangoon. AB entend rappeler à la Chine, à moins de 100 jours de l’ouverture officielle des Jeux Olympiques de Pékin, qu’il n’est pas d’Olympisme propre sans une réflexion sur la question des droits individuels et la liberté des peuples.Le pétrolier TOTAL : sponsor officiel des 20 km de Bruxelles, mais surtout le sponsor officieux de la Junte Birmane. TOTAL reste le soutien financier majeur de la junte militaire.

Deux formes d'actions sont prévues :
Nous manifesterons au départ de la course ce 25 mai au Cinquantenaire au pied du géant Safran (à partir de 13 heures sur l’esplanade) pour relayer avec force l’urgence sanitaire et l’espoir des Birmans. Venez nombreux montrer votre soutien. Mobilisez vos amis, votre famille…Si vous êtes inscrit à la course, participez à l’action « 20 km pour la dignité » et sensibilisez vos partenaires. Nous vous remettrons un autocollant à sur-coller sur votre dossard.Les soutiens de la Chine et du pétrolier TOTAL au régime birman garantissent la pérennité de la dictature et retardent l’éclosion démocratique. Par les pressions internationales et la dénonciation, nous pouvons y faire quelque chose !« Que votre liberté puisse servir la nôtre »

(Aung San Suu Kyi)

Actions Birmanie

Posté par Electronrevolte à 11:33 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2008

Un an avant les Jeux olympiques, la répression continue

Reporters Sans Frontières

Le 13 juillet 2001, le Comité olympique international (CIO) attribuait l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin. Parallèlement, la police chinoise intensifiait la répression contre les éléments subversifs de la société, notamment les internautes et les journalistes. Six ans plus tard, rien n'a changé. Et malgré cette absence de progrès significatifs en matière de liberté d'expression et de droits de l'homme en Chine, les membres du CIO restent sourds aux appels répétés des organisations internationales qui dénoncent l'ampleur de la répression.Reporters sans frontières s'est prononcée, dès le début, contre l'attribution des JO à Pékin. Un an avant la cérémonie d'ouverture, l'organisation rappelle que les médias et Internet sont toujours vus par le gouvernement chinois comme l'un des secteurs stratégiques à ne pas abandonner aux "forces hostiles" dénoncées par le président Hu Jintao. Le Département de la publicité, celui de la sécurité publique et la cyberpolice, bastions des conservateurs, sont chargés de faire scrupuleusement appliquer la censure.Au moins 30 journalistes et 50 internautes sont actuellement emprisonnés en Chine. Certains depuis les années 1980. Le gouvernement bloque des milliers de sites Internet d'informations. Les programmes en chinois, tibétain et ouïghour d'une dizaine de radios internationales sont brouillés. Après les sites Internet et les forums de discussion, les autorités se concentrent désormais sur les blogs et les sites permettant l'échange de vidéos. Les outils de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent les mots clefs jugés "subversifs" par les censeurs. La loi sanctionne lourdement la "divulgation de secrets d'Etat", la "subversion" et la "diffamation", autant d'accusations régulièrement utilisées pour faire taire les voix les plus critiques. Bien que les mesures encadrant le travail des journalistes étrangers aient été assouplies, il est toujours impossible pour les médias internationaux d'employer des journalistes chinois, ou de se déplacer librement au Tibet et au Xinjiang.

Des promesses jamais tenues

Pour obtenir l'organisation des JO, les autorités chinoises ont promis au CIO et à la communauté internationale des améliorations concrètes dans le domaine des droits de l'homme. Mais une fois la victoire acquise, le ton a changé. Le vice-Premier ministre de l'époque Li Lanqing a, par exemple, affirmé, quatre jours après le vote du CIO, en 2001, que la "victoire olympique de la Chine" devait inciter le pays à préserver sa "vie saine" en luttant notamment contre le mouvement spirituel Falungong qui a "attisé l'insécurité". Au moins cent adeptes du Falungong sont morts en détention depuis l'interdiction du mouvement et plusieurs milliers d'autres sont emprisonnés.Un peu plus tard, c'était au tour de Hu Jintao, le vice-président chinois de l'époque et actuel président, d'affirmer qu'après le "triomphe" de Pékin, il était "primordial de lutter sans équivoque contre les activités séparatistes orchestrées par le dalaï-lama et les forces antichinoises dans le monde". Dans l'ouest du pays, où vit une forte minorité musulmane, les autorités de la province du Xinjiang ont exécuté des Ouighours accusés de "séparatisme".Enfin, la police et la justice ont reçu l'ordre de poursuivre la campagne "Frapper fort" contre la délinquance. Plusieurs milliers de Chinois sont exécutés, chaque année, d'une balle dans la nuque ou d'une injection létale, en public, parfois dans des stades.

Le CIO ne peut plus rester muet

Les gouvernements des Etats démocratiques qui espèrent encore que "les JO permettront d'améliorer la situation des droits de l'homme en Chine" se trompent. Le "dialogue constructif" prôné par certains ne mène à rien.Au cours de ces sept dernières années, la répression envers les journalistes et les cyberdissidents n'a pas diminué. Et tout laisse penser que cela va continuer. Le CIO a investi le régime chinois d'une tâche qu'il va exécuter avec zèle : "organiser des JO sécurisés". Pour Pékin, cela signifie davantage d'arrestations de dissidents, plus de censure et aucun mouvement de contestation sociale.Il n'est pas question de gâcher la fête, ni de prendre en otages les JO. C'est la Chine, au contraire, qui a pris en otages les Jeux et l'esprit olympique, avec la complicité du CIO. Le mouvement sportif mondial doit maintenant donner de la voix pour que les Chinois bénéficient enfin des libertés qu'ils réclament depuis des années. La Charte olympique stipule que le sport doit être mis "au service du développement harmonieux de l'homme, en vue d'encourager l'établissement d'une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine". Les athlètes et les amateurs de sport ont le droit et le devoir de défendre cette Charte. Le CIO doit faire preuve de courage et tout faire pour que les valeurs de l'olympisme ne soient pas allègrement bafouées par les organisateurs chinois.Le CIO est aujourd'hui le mieux placé pour exiger du gouvernement chinois des gages de bonne volonté. L'instance olympique doit exiger de Pékin que la situation des droits de l'homme s'améliore de manière notable avant la cérémonie d'ouverture du 8 août 2008.Et le CIO ne doit pas céder devant les intérêts économiques de tous ceux qui considèrent que la Chine est un marché essentiel et que rien ne doit empêcher d'y faire des affaires.

Pas de Jeux olympiques sans démocratie !

Reporters sans frontières demande aux Comités nationaux olympiques, au CIO, aux athlètes, à tous les amoureux du sport et aux défenseurs des droits de l'homme d'exprimer publiquement leur inquiétude face aux innombrables violations de toutes les libertés fondamentales en Chine populaire.Après la désignation de Pékin en 2001, Harry Wu, dissident chinois qui a passé dix-neuf ans dans les prisons de son pays, a déclaré qu'il regrettait profondément que la Chine n'ait "pas l'honneur et la récompense d'accueillir les Jeux olympiques en pays démocratique"."Politiquement, une grave erreur ; humainement, une bassesse ; juridiquement, un crime." Le cri d'indignation lancé par le dissident russe Vladimir Boukovski contre la tenue des JO à Moscou en 1980, reste d'actualité en 2008.

Source : Reporters sans frontières
pekin_2008

Posté par Electronrevolte à 16:24 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2007

L'implication européene et américaine avec la junte Birmane // 3

L'ASEAN et l'Union Européenne sont parvenues à un accord de libre échange. L'Europe, sous la pression de plusieurs pays membres de l'Union qui s'inquiétaient du nombre d'accords bilatéraux conclus par les Etats-Unis, a cédé sur le dossier sensible et bloquant des violations des droits de l'homme en Birmanie. L'Europe pourra augmenter ses exportations vers l'Asean de 24 % et l'Asean vers l'Europe de 18 %. Le 26 avril : L'affaire TOTAL relancée par la justice belge Le ministre belge de la Défense, André Flahaut, a demandé au Procureur fédéral de saisir à nouveau le juge d'instruction dans le dossier opposant des réfugiés birmans à la firme Total. Grâce à cette décision, le dossier, gelé depuis 2003 suite à la modification de la loi de compétence universelle, est relancé. Le 26 avril : Normalisation diplomatique entre la Corée du Nord et la Birmanie La Corée du Nord et la Birmanie ont rétabli leurs relations diplomatiques, rompues en 1983 après un attentat à Rangoon visant le président sud-coréen Chun Doo-hwan et fomenté par la Corée du Nord. Compte tenu des ambitions nucléaires des deux pays ainsi que le développement d'une coopération militaire et technique entre les deux capitales depuis la fin de la décennie 1990, cette décision inquiète la communauté internationale. Seule la Chine l'a immédiatement salué. Ce partenariat sera surveillé de près par les autres pays de la région, notamment les Etats-Unis, ainsi que par des instances internationales comme les Nations Unies.

Le 23 avril : Les programmes de développement de la junte synonymes de plus de contrôle, de pauvreté et de répression, selon la KHRG. L'ONU se défend.

Un rapport de l'association Karen Human Rights Group intitulée Développement par degrés. Les politiques de pauvreté et de contrôle en Etat Karen dénonce l'utilisation par la junte des programmes de développement afin de militariser le pays, et notamment poursuivre les violations des droits de l'homme à l'encontre des Karen. L'association appelle les organisations internationales présentes en Birmanie à vérifier qu'ils peuvent respecter ces trois principes avant de financer tout programme : transparence, responsabilité envers les populations locales et préservation des droits des populations locales par la réalisation d'enquêtes d'impact concernant les droits de l'homme. L'ONG souhaite par ce rapport ouvrir le débat sur la pertinence de l'aide humanitaire internationale en Birmanie et sur ses modalités alors que le gouvernement réduit l'autonomie des organisations sur le terrain. L'ONU conteste publiquement les conclusions de ce rapport selon laquelle ses activités dans les zones rurales où vivent les minorités ethniques permettent à la junte birmane de rester au pouvoir. L'agence regrette que les auteurs du rapport ne l'ait pas contactée pour en discuter préalablement. Le 22 avril : La junte jure de sévir contre les défenseurs des droits de l'homme Le gouvernement birman a déclaré vouloir contrôler plus étroitement les activités des militants des droits de l'homme. A ses yeux, ces derniers déstabilisent le peuple, causent des troubles et menacent la paix intérieure. Plusieurs rapports d'ONG birmanes avaient dénoncé au cours du mois l'ordre de la junte de tuer dans l'œuf par tous les moyens tout début de protestation à Rangoon. Maung Maung Lay et Myint Niang, membres de l'Organisation de défense et de promotion des droits humains, ont été hospitalisées en raison de blessures à la tête après avoir été agressés le 18 avril par plus d'une cinquantaine de personnes alors qu'ils quittaient le village de Hinthada, division de l'Irrawaddy, à moto. Leurs agresseurs se seraient servis de lance-pierres et de gourdins. Ils menaient alors des actions visant à sensibiliser la population aux droits humains. L'Organisation de défense et de promotion des droits humains aurait été créée en 2006 dans le but de mener une action éducative en matière de droits humains en se basant sur la Déclaration universelle des droits de l'homme. Plusieurs de ses membres ont été arrêtés par les autorités depuis sa création, notamment pour avoir distribué des exemplaires de la Déclaration universelle des droits humains en birman. Par ailleurs, huit personnes ont été arrêtées par des membres de la police lors d'une manifestation pacifique dans la banlieue de Rangoon appelant à la fin de l'inflation et à de meilleurs services publics, notamment hospitaliers. Le prix du poulet, de l'huile et du riz, soit les aliments de base en Birmanie, ont connu une hausse de plus de 60% en 2006. Ainsi, le poulet a augmenté en un an de 80% pour atteindre aujourd'hui le prix de 4.40$/1.6kg. De son coté, le prix de l'huile a cru de 76% soit 1.76$ pour 1.6 kg. Les Etats-Unis ont estimé l'inflation birmane en 2006 à 21.4%.

Le 20 avril : Les pays de l'Asean ne défendront plus la Birmanie lors des conférences internationales

En raison de l'absence depuis plusieurs années de progrès tangibles et sincères dans le processus birman de transition démocratique, l'Asean a décidé de ne plus prendre la défense de la Birmanie lors des forums internationaux. Le 13 avril : Le HCR salue l'attribution d'une carte d'identité aux réfugiés birmans en Thaïlande La distribution des documents d'identité délivrés par le Gouvernement thaïlandais a commencé cette semaine dans deux camps, Ban Don Yong et Tham Hin, situés dans l'ouest de la Thaïlande, près de la frontière avec la Birmanie, marquant l'aboutissement de trois ans de travail accompli par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. « Les cartes d'identité constituent un moyen important d'améliorer la protection des réfugiés, car l'élément le plus basique dans le domaine de la protection est de pouvoir prouver son identité », a indiqué Hasim Utkan, le délégué de l'UNHCR en Thaïlande. « En même temps, nous espérons que les cartes d'identité ne seront que la première étape d'une série de mesures pour ouvrir les camps, où les réfugiés habitent depuis plus de vingt ans », a-t-il ajouté. Lors de sa visite dans le pays l'année dernière, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres avait insisté auprès du gouvernement thaïlandais pour qu'il accorde aux réfugiés une plus grande liberté de mouvement, spécialement pour qu'ils puissent travailler en dehors des camps et participer au développement économique thaïlandais, confronté à une pénurie de main-d'oeuvre. António Guterres avait aussi souligné que de nombreux réfugiés travaillaient déjà illégalement et qu'ils devraient pouvoir, en toute légalité, se construire un avenir meilleur. Le 13 avril : L'éthique toujours plus au cœur de la politique de placement des pétrodollars norvégiens. La Birmanie mise sur la liste noire. La Norvège va renforcer les lignes éthiques régissant les placements de son fonds de pension public, alimenté par les recettes pétrolières. Le fonds norvégien a vu sa valeur atteindre 1.891 milliards de couronnes (236 milliards d'euros) fin 2006. Un chiffre qui approchera 5.000 milliards de couronnes dans dix ans selon les pronostics officiels. Outre un volontarisme accru en matière de bonne gouvernance des entreprises, le Livre blanc prévoit que les pays cibles de sanctions imposées par l'Onu ou d'autres initiatives internationales appuyées par la Norvège soient dorénavant exclus de l'"univers d'investissement" du fonds. Premier pays à être placé sur la liste noire, la Birmanie. "L'UE a imposé des sanctions contre la Birmanie et les obligations d'Etat émises par la Birmanie seront par conséquent exclues", a expliqué Mme Halvorsen, indiquant que "d'autres pays" pourraient être concernés. Mesure la plus spectaculaire, l'exclusion n'est que l'arme ultime, a rappelé Mme Halvorsen. "Nous pouvons, de l'intérieur, inciter les entreprises à modifier leur comportement (...) en usant de notre droit de vote, en prenant directement contact avec leurs instances dirigeantes, en accordant nos violons avec d'autres investisseurs (...) et en entrant en contact avec les autorités de contrôle", a-t-elle dit. Le 11 avril : Compte-rendu de la conférence « Démocratie pour la Birmanie », organisée par la Conférence syndicale internationale Des pressions soutenues à l'encontre du régime militaire birman, le soutien en faveur des efforts de l'OIT pour éradiquer le travail forcé dans ce pays et une campagne syndicale renforcée contre les investissements et les échanges étrangers avec la Birmanie. Telles sont les principales décisions de la Conférence syndicale internationale sur le thème « Démocratie pour la Birmanie » qui s'est tenue ces 3 et 4 avril à Katmandou, au Népal. Plus de 70 délégués y ont assisté en provenance de 20 pays d'Asie, du Pacifique, d'Europe et d'Amérique du Nord. Dans une déclaration de cinq pages, les participants ont appelé le régime à engager un dialogue en bonne et due forme avec la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) et les minorités ethniques et à mettre en application l'ensemble des recommandations d'une Commission d'enquête de l'OIT qui, en 1998, demandait à la junte de cesser immédiatement tout recours au travail forcé et de poursuivre en justice les responsables de ce crime contre l'humanité. Le 1er avril : L'économie se redresse, mais pas au bénéfice du peuple birman Apres des années de récession économique, l'économie birmane s'est redressée en 2005 selon une étude de la Banque asiatique de développement, ceci en raison d'un accroissement des échanges avec l'étranger et du revenu généré par les taxes. Cependant, ce redressement ne profite absolument pas au birman moyen qui subit de plein fouet les conséquences de l'inflation galopante et des hausses des taxes. Les ressources minières, gazières et pétrolières sont les secteurs qui tirent l'économie birmane à la hausse. Elles représentent 37% des revenus d'exportation de 2006. Les perspectives de croissance sont de 3.5% en 2006 et de 4% en 2008. Ces taux sont faibles en comparaison avec les taux de 8% des autres pays de la zone, mais excellents au regard des taux négatifs qui ont suivi la crise bancaire de 2003.

« Moscou amorce une coopération nucléaire avec Rangoon » Par Francis Deron, Le Monde, le 17 mai 2007

Les Etats-Unis ont promptement et vivement réagi, mercredi 16 mai, au projet de l'agence atomique russe de fournir à la Birmanie son premier réacteur nucléaire. "Ce n'est pas une bonne idée", a déclaré le département d'Etat. L'agence gouvernementale russe à l'énergie atomique, Rosatom, avait annoncé, mardi, avoir conclu avec les autorités birmanes un accord pour la création d'un centre de recherches nucléaires comprenant un réacteur de 10 mégawatts à eau légère alimenté par un uranium faiblement enrichi (comportant moins de 20 % de l'isotope U-235). L'accord attribue à Atomstroyexport, bras industriel de construction nucléaire de l'Etat russe, la réalisation de ce centre, à vocation essentiellement médicale, et devant être placé, selon Rosatom, sous la surveillance de l'Agence internationale de l'énergie atomique de Vienne. L'accord prévoit la formation, dans les laboratoires russes, de 300 techniciens birmans à la maîtrise de l'énergie nucléaire, et stipule que le centre se chargera de la conservation de ses déchets. "La Birmanie ne dispose ni du cadre de régulation, ni du cadre légal, ni des mesures de protection, ni des autres instruments (nécessaires) pour gérer convenablement un programme comme celui-ci", a commenté le porte-parole du département d'Etat américain, Tom Casey. Les autorités birmanes "n'ont rien qui ressemble à une commission de réglementation nucléaire, pas de normes de sécurité, pas de normes de contrôle ou de gestion de l'énergie nucléaire", ajoutait-il. RÉSERVES MONÉTAIRES L'affaire était en négociation depuis 2000. La Russie semble avoir obtenu que les militaires birmans, très demandeurs, règlent la note en puisant dans leurs réserves monétaires, alimentées par un commerce extérieur en excédent de 1 milliard de dollars par an depuis plusieurs années. Le réacteur en question ne pose pas en lui-même un danger à caractère militaire. L'isotope U-235 ne génère pas, dans le processus de fission, de plutonium utilisable dans la construction d'une arme atomique. Mais en facilitant à la junte birmane, isolée dans le monde en raison des violations des droits de l'homme, l'accès à un embryon de technologie nucléaire, le Kremlin manifeste à la fois une volonté d'en remontrer à Washington, et de reprendre pied sur un mode volontariste dans une région d'où il est pratiquement absent depuis la fin de la guerre froide. Cette initiative n'est pas pour rassurer les pays du Sud-Est asiatique qui ne disposent d'aucune structure de recherche du même type. Elle va aussi indisposer la Chine, qui a tendance à considérer la Birmanie comme une chasse gardée pour l'accès qu'elle en escompte vers l'océan Indien, une projection stratégique importante de son émergence sur la scène mondiale. « Des sacs à dos au secours des Karens » Par Patrice Victor - Publiée par Libération le 4 avril Des « backpackers » traqués par la junte militaire livrent des médicaments à cette ethnie birmane. « Nos missions sont très dangereuses. Nous n'avons pas d'armes, seulement du matériel médical et des médicaments. Personne ne veut ou ne peut se rendre dans les zones où nous nous allons. Le SPDC [le Conseil national pour la paix et le développement, nom que s'est donné la junte birmane] ne laisse personne arriver par la rivière, s'il y en a, ou par la route. Il faut donc se déplacer à pied, on marche souvent toute la journée et parfois même la nuit pour ne pas se faire repérer. » L'homme qui s'exprime ainsi, Saw Ohn Mint, un Karen d'une cinquantaine d'années, est l'un des quelque 300 membres de la Backpack Health Worker Team (BPHWT), une association constituée d'auxiliaires de santé appartenant aux diverses ethnies de Birmanie. Les backpackers, constitués en équipe de deux à quatre personnes, parcourent à pied la jungle du sud-est de la Birmanie pour apporter soins et médicaments aux populations chassées de chez elles en raison du conflit entre le SPDC et les différents groupes qui lui résistent. Elles sont regroupées dans des villages de fortune ou parfois même se cachent dans la jungle. Leur situation sanitaire est désastreuse, et les backpackers risquent leur peau à chaque voyage. Ils sont quasiment les seuls à accéder à certaines régions, interdites par la junte aux organisations internationales. La junte birmane cherche ainsi à isoler ou chasser les populations des zones où existe une rébellion armée. Pour y parvenir, elle brûle les écoles et les centres de santé, détruit les stocks de riz et considère toute aide à ces populations comme une activité hostile. Une personne trouvée en possession d'un poster concernant un régime alimentaire pour femmes enceintes a été arrêtée et torturée. La raison ? Cette affiche lui avait été donnée par les backpackers. L'année dernière, trois villageois travaillant avec eux ont été emprisonnés, et d'autres contraints de signer un document par lequel ils s'engagent à ne pas les aider. Mines. Les backpackers menacés en Birmanie ont installé leur siège de l'autre côté de la frontière, en Thaïlande, à Mae Sot, surnommée « la petite Birmanie ». Saw Ohn Mint explique : « Avant qu'une équipe ne passe de l'autre côté de la frontière, nous informons les communautés de notre venue, elles savent où est l'armée et nous préviennent. Sans leur aide, nous ne pourrions rien faire. » Malgré les précautions, sept backpackers ont été tués en mission, que ce soit par l'armée birmane ou par l'explosion de mines sur leur passage. La dernière victime, Saw Yei Bu, a été abattue en avril 2006 par l'armée birmane à Paan, dans l'Etat Karen ¬ l'un des sept Etats de Birmanie peuplés de minorités ethniques. Saw Ohn Mynt raconte comment l'un de ses coéquipiers, Myaung Mynt, 35 ans, a été tué en mars 2002 près de Tha Ton, également dans l'Etat Karen. Au cours d'une mission, il s'est retrouvé face aux troupes du SPDC. Il a tenté de fuir, mais les soldats ont tiré, le touchant à la jambe. Après l'avoir interrogé, ils l'ont transporté dans le village et, le lendemain, ils l'ont tué. Aujourd'hui réfugié en Thaïlande, Pu Aye, un Karen originaire du district de Kaw Kareik dans l'Etat Karen a été porteur. Il témoigne : « Nous avions peu à manger, mais de lourdes charges à porter et les marches étaient longues. Ceux qui s'effondraient en cours de route étaient abandonnés, condamnés à une mort probable en raison de l'absence de nourriture et du risque de se perdre dans la forêt. Quand il y avait des mines, nous devions marcher en tête. J'ai vu ainsi un de mes amis perdre une jambe. » Grâce à des questionnaires précis, les backpackers ont évalué le recours au travail forcé dans les zones où ils interviennent : en moyenne, un tiers des foyers déclare qu'un de leurs membres a été recruté de force, mais ce taux peut dépasser 50 % dans les zones contrôlées par le SPDC ou qui font l'objet d'un accord de cessez-le-feu. Pourquoi Saw Ohn Mint a-t-il choisi d'être backpacker ? « J'étais prof dans l'Etat Karen. En 1979, l'armée birmane s'est mise à tuer les gens dans les forêts et à détruire les écoles. Peut-être croyaient-ils que l'on entraînait les élèves pour être soldat au service de l'Armée de libération karen, pourtant nous étions de simples civils. C'est pour cela que je suis parti.

Par la suite, pour venir en aide à mon village et au reste de la population, j'ai retraversé la frontière pour suivre une formation d'auxiliaire de santé dans une zone de l'Etat Karen qui échappait au contrôle du SPDC. » Aujourd'hui, du fait de l'offensive de la junte, la situation côté birman s'est aggravée et cette formation est dispensée à Mae Sot avec le concours de médecins karens et de praticiens occidentaux qui viennent à titre bénévole, dans le cadre d'un soutien accordé par des ONG internationales. Ravages. Saw Ohn Mint estime que le SPDC s'oppose à toute assistance médicale parce qu'il veut éliminer les Karens : « Le SPDC ne nous tue pas d'abord par le fusil, mais par le paludisme. » Les maladies infectieuses font des ravages ¬ avec le paludisme qui frappe 12 % de la population ¬ et représentent la première cause de mortalité, loin devant les actes de violence et les mines, posées tant par l'armée birmane que par l'Armée de libération karen.

Info Birmanie

Posté par Electronrevolte à 18:46 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Birmanie // 2

Réponses de Total aux questions posées à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires de l'entreprise, réunie le 11 mai 2007. Plus de douze millions de dollars ont déjà été investis par Total dans des projets sociaux en Birmanie. Quelle serait la réponse du groupe aux critiques de ceux qui estiment que les projets mis en place dans ce pays ne sauraient compenser - en l'absence d'un contrôle satisfaisant par le groupe de l'argent généré par le projet Yadana - les dommages résultant d'un apport de ressources à un régime peu respectueux des droits de l'homme ? Total agit avec détermination au Myanmar en faveur des populations locales, dont les conditions de vie s'améliorent de manière très significative. L'impact de nos actions, tant au niveau local que national, fait l'objet d'un suivi rigoureux tant par nous-mêmes que par des organismes indépendants qui en ont largement établi les mérites. Au-delà des causes internes à la situation actuelle du pays, la faiblesse de son évolution résulte bien plus d'une politique générale de sanctions que d'engagement de la part de la communauté internationale. Depuis 15 ans, l'investissement étranger est l'objet de nombreuses pressions occidentales. L'intervention d'autres opérateurs économiques responsables au Myanmar permettrait de démultiplier les résultats obtenus par Total dans sa zone. Ce n'est pas en isolant ce pays que l'on parviendra à lui permettre de rejoindre la communauté internationale, mais au contraire en lui offrant l'exemple concret d'autres pratiques (telles que la transparence, la responsabilité sociétale…), en ligne avec nos chartes éthiques et les usages internationaux. Le groupe estime-t-il que sa présence en Birmanie infléchit d'une façon quelconque la politique de la France vis-à-vis de ce pays ? Dans le cadre de l'action menée par l'Union Européenne, le gouvernement français s'est montré favorable à une politique d'engagement (par préférence à une politique de sanctions) dans tous les dossiers internationaux récents, quelle que soit l'entreprise française présente dans les pays concernés. Cette politique de dialogue trouve un écho favorable auprès de nombreux gouvernements européens ainsi qu'auprès d'un nombre croissant de hautes personnalités d'Asie du sud-est, d'Europe ainsi qu'au niveau international. Il s'agit donc d'un point de vue partagé par de très nombreux intervenants qui ne nécessite aucune pression.

FIL D'ACTUALITE - Avril & Mai 2007

Le 25 mai : La détention en résidence surveillée d'Aung San Suu Kyi est prolongée d'un an Malgré les nombreux appels à sa libération de la communauté internationale et des opposants birmans, la junte est restée intransigeante. Le régime birman est actuellement en position de force avec un commerce extérieur excédentaire, le soutien de la Chine, de la Russie, de l'Inde et l'attitude plus que bienveillante de la Thaïlande. Selon Lary Jargan, un journaliste basé à Bangkok, expert de la Birmanie, le statut de détenue de Aung San Suu Kyi devrait rester inchangé tant que l'assemblée constituante n'aura pas finalisé la nouvelle constitution et tant que cette dernière n'aura pas été soumise à référendum. La junte a choisi la force pour briser le mouvement de protestation face à cette décision. 30 membres de la NLD priaient à la Pagode Chauk Htat Gyi Paya quand une contre manifestation violente, organisée par le groupe paramilitaire de l'USDA, le Phythu Swan Arr Shin, est intervenue pour briser le mouvement. La génération des étudiants de 1988, par la voix du respecté opposant Min Ko Naing, a promis de poursuivre la campagne pour la libération de Suu Kyi et a demandé à ce que la pression internationale aille croissant. Le 18 mai : Le Premier Ministre birman, Soe Win, est mourrant A l'hôpital à Singapour depuis deux mois, Soe Win souffrirait d'une leucémie. Le Lt-Gen Thein Sein le remplace dans ses fonctions. Il est Premier ministre en activité, mais aucune nomination officielle n'est encore intervenue. Le 17 mai : Le président George W. Bush reconduit pour un an les sanctions à l'encontre de la Birmanie L'administration Bush manque rarement une occasion de souligner son hostilité au régime des généraux en place à Rangoon, officiellement en raison de l'absence de libertés dans le pays, plus prosaïquement en raison de l'influence de la Chine sur les généraux qui lui donne un accès stratégique sur le golfe du Bengale. Le communiqué de presse de la Maison Blanche note néanmoins "que les récentes mesures prises contre les démocrates s'inscrivent dans le contexte de la poursuite de graves violations des droits de l'homme, y compris le viol comme arme de guerre et la conscription forcée d'enfants soldats (…) dans les semaines précédentes les attaques contre les minorités ethniques se sont accentuées et le régime a fréquemment utilisé son organisation de masse, l'USDA, pour attaquer et harceler les étudiants et le mouvement pro démocratique". Le 17 mai : Selon la presse officielle, "la détention de Aung San Suu Kyi n'a rien d'inhabituel" Premier signe fort que le régime n'a aucune intention de libérer la Dame de Rangoon le 27 mai. Après quatre nouvelles années de privation de liberté (plus de onze au cours des dix huit dernières années), elle arrivait normalement au terme de sa détention. L'ASEAN, fait exceptionnel, a appelé la Birmanie à libérer Aung San Suu Kyi, bien que de profonds désaccords existent entre les Philippines, la Malaisie et l'Indonésie, et la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam, beaucoup plus tolérants envers Rangoon. Le 23 mai, la Chine se refusait à adopter une telle position. "C'est une question qui relève des affaires intérieures de la Birmanie" selon un communiqué de presse du ministère des affaires étrangères chinois. Le 15 mai : Accord russo-birman pour un centre de recherche nucléaire en Birmanie L'Agence fédérale russe de l'énergie atomique a annoncé que la Russie et la Birmanie viennent de conclure un accord de coopération pour la création d'un centre de recherche nucléaire sur le territoire birman. Le 15 mai : Clinton, Delors et 55 personnalités lancent un appel pour Aung San Suu Kyi Dans une lettre adressée au chef de la junte birmane, les ex-présidents américains Bill Clinton et George Bush père, l'ancien chef de la Commission européenne, Jacques Delors, et une cinquantaine d'anciens décideurs ont réclamé la libération de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi. « Aung San Suu Kyi n'appelle pas à une révolution en Birmanie mais à un dialogue pacifique et non-violent entre l'armée, la Ligue nationale pour la démocratie (LND, son parti) et les groupes ethniques de Birmanie », font valoir les signataires. Outre l'ancien chef du gouvernement norvégien, Kjell Magne Bondevik, initiateur de l'appel via son Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'Homme, la liste comprend l'ancien premier ministre pakistanais, Benazir Bhutto, et l'ex-président américain, Jimmy Carter, lui-même prix Nobel de la paix, en 2002. Pendant ce temps, à Rangoon, une vague d'arrestations est en cours contre les militants de la LND (ligue nationale pour la démocratie, parti d'Aung San Suu Kyi) et d'autres opposants qui réclament sa libération et celle de tous les prisonniers politiques. Depuis le premier mai, des opposants se relaient dans une Pagode de Rangoon pour prier pour leur libération. La junte a commencé à les arrêter le 15 mai dans un signe de nervosité à l'approche de la date du 27mai. Depuis au moins soixante opposants ont été arrêtés, pour "troubles à l'ordre public". Une vieille femme a été arrêtée alors qu'elle priait seule au centre de Rangoon. Aux dernières nouvelles, 45 personnes étaient encore détenues.Le 04 mai :l' UE lance des négociations de libre-échange avec l'Asean, malgré les divergences sur le dossier sensible des violations des droits de l'Homme en Birmanie.

Sources : AFP, BBC, AP, Irrawaddy, Burmanet, Reuters, Le Monde, Bangkok Post, DVB

Posté par Electronrevolte à 18:42 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Birmanie mai juin 2007 // 1

« Les Nouvelles de Birmanie » Numéro 19 – Mai & Juin 2007

L’EDITO d’Info Birmanie

A l’annonce de la nomination de M. Bernard Kouchner comme Ministre des Affaires étrangères du gouvernement français, Info Birmanie souhaitait croire que celle-ci serait l’occasion d’un soutien renforcé de la diplomatie française aux demandes d’une opposition bénéficiant de la légitimité de représentants élus du peuple birman. Le premier geste du ministre sur ce dossier aura en tout cas été un geste fort. Le 29 mai 2007, Bernard Kouchner interpellait vivement son homologue birman Nyan Win, estimant « inacceptable » la prorogation de l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi survenue le 25 mai. Le ministre des Affaires étrangères birman se justifiait en expliquant qu’Aung San Suu Kyi représentait « un danger à l’ordre public ». Bernard Kouchner, se déclarant choqué, lui rétorquait que la libération de la secrétaire générale de la Ligue Nationale pour la Démocratie renforcerait au contraire la stabilité dans le pays. Info Birmanie, qui juge ce geste encourageant, espère donc que Bernard Kouchner, à l’instar de son prédécesseur M. Philippe Douste-Blazy, acceptera de s’entretenir avec des représentants de l’opposition birmane pour évaluer la meilleure façon d’obtenir des changements positifs en Birmanie. Cette nomination aurait-elle en revanche une influence perverse sur le traitement médiatique de la situation en Birmanie ? Info Birmanie est amené à s’interroger au vu du remplacement complet du plateau d’intervenants initialement constitué pour l’émission « La société des nations » du vendredi 25 mai sur France culture au profit d’experts pour la plupart issus des rangs de la diplomatie française, et du contenu de cette émission. Un événement sur lequel notre association reviendra.

Enfin, Info Birmanie ne peut que regretter que la position commune européenne sur la Birmanie (renouvelée le 27 avril de cette année) n’ait pu, au vu des dissensions entre Etats-membres sur la politique à suivre, qu’être maintenue en l’état. Une position renforcée aurait permis d’envoyer un signal fort à la junte après l’échec de la résolution au Conseil de sécurité des Nations unies, qui a conforté celle-ci dans le sentiment de son impunité. Info Birmanie regrette notamment que l’initiative de la Hollande d’inscrire la Myanmar Timber Enterprise (MTE) sur la liste noire de la position commune n’ait pu voir le jour. D’après les informations dont dispose notre association, la Hollande a renoncé à soutenir cette initiative au vu de l’hostilité marquée de la France et de l’Espagne, les hollandais craignant que leur insistance puisse inciter ces deux pays à demander un affaiblissement de la position commune.

Info Birmanie.

Posté par Electronrevolte à 18:36 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2007

Manifestation interdite à Nairobi

Le Gouvernement Kenyan interdit la manifestation. Elle aura lieu.

Communiqué du Reseau kenyan des organisations de base (Kenya network of grassroots organisations) et le People s Parliament :

Camarades,

Nous venons d apprendre que le gouvernement kenyan a interdit l action prevue aujourd hui par le Reseau kenyan des organisations de base (Kenya network of grassroots organisations) et le People s Parliament. En accord avec les dispositions legales en vigueur au Kenya, une notification detaillant l action de protestation prevue avait ete remise au resposnable du commissariat central de Nairobi le vendredi 16 mars 2007, soit plus de trois jours avant, ce qui est la seule exigence legale. Nous etant conformes a la loi et nous satisfaisant que celle-ci n impose que cette notification, nous avons bien l intention de mener la manifestation prevue. Car le but exact de cette action est precisement de denoncer les atteintes croissantes du gouvernement kenyan aux droits humains et aux libertes democratiques au Kenya. Les Kenyans se voient regulierement denies les droits imprescriptibles a la vie, de reunion, a un proces juste dans le respect des libertes fondamentales, de petition, d expression. Il est devenu incroyablement difficile pour les Kenyans de denoncer les violations des droits de l homme alors qu un silence malsain et une passivite s installent tant dans les institutions locales, la societe civile que chez des defenseurs des Droits de l Homme. Par exemple, d anciens employes des Telecoms ont ete arretes et sont detenus depuis une marche de protestation reclamant le paiement de leurs indemnites de licenciement. Des paysans âges ont ete arretes et inculpes pour assemblee illegale apres une manifestation contre la corruption et le non-paiement de leurs salaires par leur cooperative. Des membres du People s Parliament ont ete arretes alors qu ils tenaient leurs discussions quotidiennes dans le Parc de Jeevanjee. Plus de 300 jeunes de Mathare ont ete arretes sous pretexte d appartenir a la secte Mungiki, de même que 50 membres d equipage de Matatu (taxis collectifs) de la ligne 45 (Githuarai). Pour ne parler que de cas vieux de moins d un mois. Il est des lors pour nous evident qu une reaction urgente est imperative. Nos droits fondamentaux sont attaques par le gouvernement qui beneficie d une telle complaisance internationale qu il en devient aggressif et oppressif. Le gouvernement kenyan est engage resolument et en toute impunite dans une politique de detricotage des droits democratiques au Kenya. Nous ne nous laisserons pas faire. La manifestation prevue a 12h00 (heure de Paris) qui partira du parc de Jeevanjee aura pour mots d ordre le droit de petition, le droit de reunion, la liberte d expression, le droit a la vie (contre l ordre de « tirer pour tuer » donne aux forces de police par le ministre de l interieur), la liberte de conscience (en solidarite avec le People s Parliament) et la fin des arrestations illegales (sont vises la police municipale de Nairobi, l escadron Rhinoceros de la police kenyane et la police de la circulation). Nous resisterons activement aux projets explicites et deliberes de museler les voix du peuple. Un peuple ne peut être oppresse que dans la mesure où accepte l oppression. Nous organisons la resistance. En avant ! Le pouvoir aux Kenyans ! Nous ne perdons pas de vue le but a atteindre, il s agit de la liberte et de la justice pour le peuple, la prosperite et le bonheur pour tous, le respect et la dignite pour chacun. Ce sont des ideaux qui valent la peine de se battre. Si vous soutenez ces ideaux, nous esperons vous voir a la manifestation. Si vous n habitez pas au Kenya, envoyez un message de protestation a l ambassade du Kenya dans votre pays et aussi a votre ambassade au Kenya. Lorsque le gouvernement kenyan s en prend a ses propres citoyens, il est du devoir de tous les citoyens du monde de se mobiliser pour defendre le droit des gens.

Notre determination ne sera pas brisee par l aggresseur, pas plus que nous souffrirons en silence. Trop c est trop.

La manifestation prevue est maintenue !

Wangui Mbatia

doc_43927

Posté par Electronrevolte à 15:00 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2007

Emeutes a Copenhagen

Suite à l'évacuation d'un squat, une vraie émeute est née à Copenhague.
Voici un bref résumé trouvé sur http://paris.indymedia.org/article_propose.php3?id_article=77269

Nuit du 3 mars 2007

00h10 la manifestation est arrivé a son terme , 800 personnes .

les televison s'agitent, en effet des bombe à eaux ont été lancé ... la police n'a pas encore bougé.

Sur les écrans de télévisons, le chef de la police fait de la propagande, en disant que c'est mal et que meme les enfants iront en prison ! Et que les parents sont de mauvais parents ... un discours bien connu ! le bilan est de 60 personnes en prison ces dernieres 24h pour 27 jours ou plus , beaucoup de mineurs. Justice expeditive des temoignages de personnes arrete raconte que des pacifistes ont été emprisonné pour rien sans preuve etc ... 280 arrestations depuis hier ( obstruction à la loi et violence contre la police ) , seul les personnes étant chargé pour violence contre la police iront jusqu'au juge .

à plusieurs endroit de copenhagen (nørrebro and christianshavn (south of copenhagen) des relais d'electricité ont été sabotés

le nouveau squat ouvert hier ne serai plus occupé aux dernieres nouvelles

00h30 les gens restent calme, masqués et ramassent tous ce qu'ils trouvent. Il y aurais mainteannt plus de 1800 personnes, une autre manifestation devrais partir

vidéo vers 00h00 http://www.youtube.com/watch?v=fGvtpgm12Rg

00h50 Les gens repartent en faite non la police vient d' attaqué le cortège , petard, feu d'artifice, cocktail, pavé, lacrymo et gyro . La police balance des gaz lacrymogene de plusieurs cotés, qui envahissent petit à petit la place, les pavés jonchent dejà le sol la place est dégagé le cortège est maintenant en mouvement L'attaque a été soudaine, la police est arrivé de tout les coté a grand renfort de gaz lacrymo avec sa bien connu methode de "je fonce dans le tas en camionette tant pis si j'en ecrase " .

1h10 c'est un bordel pas possible, la place à été enterement dissipé en 2-3 minutes, il y aurai quelques arrestation, maintenant le chiffres serai de 800 manifestatant qui sont separé en plusieurs groupes, les policiers ne savent pas trop vers ou se diriger Après n'avoir pas été sure de qui a commencé a balancé des trucs, plusieurs medias annocnent que c'est bien la police qui a attaqué en premiere. Les policiers sont remonté dans leurs petites camionnettes et quittent maintenant la place Skt. ( sankt hans torv )

Une grosse barricade avec plusieurs voitures a été érigé, c'est un reel mur de feu qui separe mainteant les flics des manifestants , les policiers ne pouvant plus avancer

Au même moment à Linköping en suède, de petites emeutes ont commencé, (http://www.aftonbladet.se/vss/nyheter/story/0,2789,1013272,00.html ) 300 personnes, 30 arrestations.

1h40 Ambiance black-block dans copenhagen , raids rapide a coup de cocktails et pavé , les flics sont débobrdés n'ont pas le temps de réagir etc etc On compte un bléssé grave ( à la tête ) dans l'attaque de la place par les flics, il a été transporté à l'hopital .

2h00

Nombreuses barricades, la police bouge enfin en chargeant les manifestant en fougonettes mais etant donné qu'il y a des groupes partout, que les flics sont totalement designisés , + des gens aux apparence pacifique sur les trotoire, les flics sont hors service pour le moment au point que le chef de la police après avoir attaqué il y a 1heure,l'ordre maintenant est de gardé les environs du squat " the aktivist can't reach the 69"

Des buildizer sont arrivé en renfort pour degager la route Un groupe esseairait d'atteindre Ungdomshuset par derriere, une barriade aurait été erigé sur la rue du Ungdomshuset

Une camera placé en haut d'un immeuble scrutant l'horizon nous montre plusieurs depart de feu dans la ville à Christiania ou la police quitte les lieux tellement leur action est inutile, 50 activiste bloque le pont qui mene à Christiania

2h20 La personne transporté a l'hopital a recu une grenade lacrymo pleine téte

A Nørrebrogade ( quartier du squat ) les barricades se forment d'elles meme un peu partout

2h35 7 barricades enflammés ont été erigé pres du quartier du squat , la police étant totalement depassé, leur objectif n'est plus que de garder les environs du squat . http://www.modkraft.dk/no-hippies.jpg

situation assez insolite, une lkigne de fourgonette derriere une barricade non eteinte, devant une ligne de 20 flics face a plusieurs dizaine de manifestants

2h40

L'ambiance semble se calmé, les flics ne bougeant plus se contentant de garder les environs du squat , et les manifestants leurs barricade feu de joie.

une quarantaine de personne encerclé devant les flics de 2h35

2h50 Tire de feux d'artifice http://maps.google.com/maps?f=q&hl=en&q=copenhagen,+norrebro&layer=&ie=UTF8&om=1&z=17&ll=55.693449,12.547556&spn=0.003779,0.009946&t=k http://www.modkraft.dk/img/TTT_001.jpg http://www.modkraft.dk/img/TTT_002.jpg http://www.modkraft.dk/img/TTT_003.jpg http://www.modkraft.dk/img/TTT_004.jpg http://www.modkraft.dk/img/TTT_005.jpg

La police lance des chargent dans le parc en cherchant les personne qui pourrais encore s'y trouver

3h20 malgres 2 nouvelles barricades , il semblerais que la nuit se termine

aucun chiffre a l'heure actuel pour les personnes arretés

il est 3h40 apparement il y a plus trop d'affrontements , quelques barricades brulent toujours et servent a rechauffer tout le monde

Posté par Electronrevolte à 15:37 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 février 2007

Guinée Conakri , Chanson

http://www.youtube.com/watch?v=4ycNFcMyaDc

Posté par Electronrevolte à 01:30 - Internationale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »