01 octobre 2009
COMMUNIQUÉ DE LA 12e COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITÉS
Communiqué de la 12e Coordination Nationale des Universités,
réunie à l’université Paris 8-St Denis le 30 septembre 2009.
Nous avons encore plus de raisons d’être en colère et de nous battre que l’an dernier.En convoquant ce 30 septembre une nouvelle Coordination Nationale des Universités en lutte, nous réaffirmons notre refus de la loi LRU que, depuis deux ans, le gouvernement cherche à nous imposer. Les raisons de notre engagement persistent, le mécontentement de toutes les composantes de la communauté universitaire est demeuré tel qu’il était en février
2009 lorsqu’a été lancé le mot d’ordre d’arrêt de l’université. Le maintien de la Coordination Nationale des universités en lutte apporte ainsi un premier démenti aux efforts de propagande orchestrés par le Ministère de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. La CNU continue à dénoncer cette réforme qui contrevient fortement à l’idée que nous nous faisons des missions de l’université, qui affaiblit le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et qui, au-delà, contribue au démantèlement de l’éducation nationale.
La CNU réaffirme ses revendications du semestre passé et appelle dans l’immédiat:
- à organiser des AG dans les universités avec élection de mandatés à la CNU, et des réunions interprofessionnelles ;
- à lutter contre la loi LRU en refusant le passage aux RCE, la cession du patrimoine immobilier et les heures complémentaires ;
- à combattre la logique de la gestion des ressources humaines appliquée à l’université et à la recherche, fondée sur l’idéologie de l’évaluation individuelle (primes individualisées, entretiens professionnels des BIATOSS,
modulations de service), situation aggravée par la loi dite de « mobilité » des fonctionnaires votée cet été ;
- à refuser la dégradation de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés
- en bloquant l’élaboration et la remontée des maquettes « métiers de l’enseignement », que ce soit sous la forme de spécialité, mention ou parcours
- en dénonçant les dangers des mesures transitoires
- en refusant d’appliquer les nouvelles modalités des stages.
Afin d’assurer la convergence de ces divers modes de résistance, afin de rappeler au ministère que la réprobation envers sa politique est largement partagée par les membres de la communauté universitaire, afin de promouvoir la
démocratie au sein de nos établissements, afin de défendre les statuts de fonctionnaires pour tous ceux qui y travaillent, afin de défendre l’existence d’une université ouverte à tous et de favoriser l’insertion des jeunes chercheurs et doctorants, la Coordination Nationale des Universités en lutte va poursuivre son action en collaboration avec les organisations syndicales, les associations et sociétés savantes impliquées dans cette dynamique.
Nous appelons à une journée nationale de manifestations le 17 novembre et à la 13ème CNU le 27 octobre (Paris IV ou X )
Rappel
3 octobre : coordination BIATOSS (Maison des syndicats, Paris 6)
7 octobre : journée du travail décent
10 octobre : AG de SLU à Paris 7 (site Olympiade)
17 octobre : réunion des sociétés savantes sur les réformes en cours (Institut
Poincaré)
semaine du 22 octobre : appel à des débats sur les réformes en cours dans les
universités
27 octobre : prochaine CNU
30 mars 2009
Appel de la coordination nationale étudiante réunie à Paris 1
Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s, délégués de 39 universités, en lutte depuis mi-janvier sommes réunis ces 28 et 29 mars à Tolbiac Paris I (Saint-Hippolyte) pour la VIe coordination nationale étudiante (CNE). Nous réaffirmons que la CNE, émanation directe des Assemblées Générales qui réunissent des dizaines de milliers d’étudiant-e-s en France, est la seule et unique instance légitime pour représenter le mouvement étudiant dans son ensemble et qu’aucune direction syndicale ou politique ne saurait se substituer à son rôle.
Nous constatons que la mobilisation se poursuit dans les universités. Il est important d’amplifier la grève, mais aussi de l’étendre à d’autres secteurs. De la maternelle à l’université, mêmes attaques, même combat ! Etudiant-e-s, enseignant-e-s, lycéen-ne-s se sont mobilisés pour l’instant tour à tour. Il est temps d’agir tou-te-s ensemble en même temps. Nous appelons aux manifestations communes « de la maternelle à l’université » du 2 et du 8 avril.
Après le 19 mars, nous dénonçons l’attentisme des directions syndicales. La seule stratégie conséquente est la construction de la grève générale qui seule peut nous permettre de gagner sur nos revendications. A cet égard, les organisations syndicales doivent prendre leurs responsabilités et s’inscrire dans cette perspective. Sans attendre, construisons à la base partout un front unitaire réunissant étudiant-e-s, lycéenne- s, salarié-e-s, précaires, chômeur-euse-s organisations et collectifs pour poser des perspectives, notamment par des AG et forums interprofessionnels dans la réalisation concrète d’une véritable convergence des luttes. Nous proposons une journée d’action interprofessionnelle le 7 avril.
Nous dénonçons la tactique du gouvernement qui vise à diviser le mouvement par des effets d’annonce. Nous répondons : Darcos a été obligé de reculer d’un an la mise en place de la masterisation. C’est le produit de la lutte et de la non-remontée des maquettes des diplômes. Mais comme pour le reste, nous ne voulons pas de report mais le retrait. Nos revendications sont claires et plus que jamais nous exigeons l’abrogation de la LRU, l’abandon de ses différents plans d’application et le retrait des décrets qui en découlent :
Plan Campus
Plan réussite en Licence
réforme dite de la « masterisation de la formation des personnels éducatifs »
réforme du financement des universités sur des critères de performance
réforme du contrat doctoral unique
réforme du statut des enseignants-chercheurs
Globalement nous rejetons toute la politique universitaire initiée depuis le processus de Bologne qui impose une même logique de rentabilité et de mise en concurrence des universités sur l’Europe entière (contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril prochains qui s’oppose à ce processus). Cela se traduit concrètement par les différentes mesures contre lesquelles nous luttons actuellement.
Aujourd’hui un-e étudiant-e sur deux est contraint de se salarier pour financer ses études. Avec la destruction du système d’aide sociale, le démantèlement des CROUS (rapport Lambert) et du planning familial, la dégradation des conditions de vie va encore s’aggraver. Aussi, nous réclamons l’augmentation en nombre et montant des bourses sur critères sociaux et leur indexation sur le coût de la vie ainsi que la construction massive de logements sociaux.
Nous demandons également le retrait immédiat du projet de loi sur les prêts étudiants qui ouvre la porte à une augmentation des frais d’inscription. Toute forme de sélection à l’université est inacceptable. Nous réaffirmons notre attachement à un système éducatif totalement public, gratuit, laïc et accessible à tou-te-s. La mission de l’université ne doit pas être la marchandisation du savoir, ni une professionnalisation à outrance, mais bien la diffusion de connaissances et la promotion de l’esprit critique, et la délivrance de diplômes de qualité reconnus par les conventions collectives donnant accès à des droits sur le marché du travail. Face aux mouvements sociaux en cours, la seule réaction des dirigeant-e-s est le déploiement d’un arsenal sécuritaire particulièrement violent (vigiles, forces de l’ordre sur les campus, arrestations massives, contrôles d’identités, fichages...) et la criminalisation de la contestation. Nous appelons au soutien de tout-e-s nos camarades victimes de la répression policière, judiciaire et administrative et à l’abandon de toutes les poursuites engagées, ainsi qu’à la création de collectifs de soutien.
Parmi les plus touché-e-s par ce système oppressif, se trouvent aussi en première ligne les sans-papier. Nous soutenons leur lutte et exigeons la régularisation immédiate et inconditionnelle de chacun-e d’entre eux/elles.
La coordination nationale appelle tou-te-s les étudiant-e-s à continuer la grève jusqu’à satisfaction, à la radicalisation, à l’extension du mouvement et :
à amplifier les blocages d’universités, à tenir des piquets de grève en continu ou, à défaut, les jours de mobilisation nationale
au blocage économique
au blocage des CA Nous appelons à la participation aux journées :
du 2 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU
du 7 avril, journée d’action interprofessionnelle
du 8 avril, manifestation nationale de la maternelle à l’université appelée par la CNU
La prochaine CNE se tiendra à Orléans le 4 et 5 avril.
De : SUD-Étudiant

18 mars 2009
Occupation / manif par les Etudiants
Mardi 17 mars , 300 personnes présentes dans l'amphi de sciences po. crs à l'entrée vers 18h30.... sortis vers 20 h.
Ensuite le même soir une énorme manif sauvage (environ mille personnes) qui a traversé tout Paris, partant de Paris 7 grands moulins où se tenait une fête pour s'échouer sur la butte Montmartre, après avoir traversé les gobelins, la Seine, la porte St Martin, etc. La Bac a procédé a des arrestations sauvages après la dispersion de la manif, une espèce de traque dans les ruelles de la Butte Montmartre, deux personnes de Paris XIII et un italien venant juste d'arriver en erasmus se sont fait arreter.
Pour ce qu'en disent les médias :
Sur la manif sauvage d'hier soir (4 arrestations selon les sources AFP) :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/18/heurts-a-paris-apres-la-nuit-des-universites_1169345_3224.html#ens_id=1088072
http://www.liberation.fr/societe/0101556193-violents-accrochages-entre-etudiants-et-crs-cette-nuit-a-montmartre
Sur l'occupation de science po hier également :
http://www.rue89.com/2009/03/18/sciences-po-occupe-caricature-de-la-fabrique-des-elites
http://www.liberation.fr/societe/0101556055-reforme-des-universites-la-contestation-s-invite-a-sciences-po
17 mars 2009
Appel de la coordination nationale étudiante de Lyon:
Nous, étudiant-e-s de 47 universités, instituts et écoles en lutte depuis fin janvier et réuni-e-s à Lyon en coordination nationale étudiante les 14 et 15 mars, appelons à amplifier, radicaliser et unifier la mobilisation. Nous participerons à la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars pour faire face aux attaques du gouvernement. Nous appelons l'ensemble des universités à descendre massivement dans la rue ce jour.
⁃ Les réformes que nous impose le gouvernement suivent une même logique de rentabilité et de concurrence entre universités induite par les processus européens de Bologne et de
⁃ Lisbonne. Celles-ci sont:
⁃ La LRU
⁃ Les décrets (statut des enseignant-e-s chercheurs/euses, mastérisation, etc.)
⁃ Le plan licence
⁃ Le plan campus
⁃ Le contrat doctoral
⁃ La réforme des CROUS
⁃ le financement sur la performance
⁃
Ces réformes accentuent la concurrence entre les universités et entre les individus, soumettent le contenu des enseignements aux besoins immédiats des entreprises, dégradent nos diplômes et donc nos conditions de futurs/es salariés/ées.
Nous exigeons le retrait de ces réformes et décrets. A l'inverse de ces logiques
nous nous battons pour :
• Des universités publiques, gratuites et non sélectives
• Des diplômes de qualité offrant de réelles garanties sur le marché du travail.
• Un véritable système d'aides sociales étudiant sur critères sociaux (sachant qu'un/e étudiant/e sur deux est un/e travailleur/se )
• Un vrai cadrage national des diplômes
• Une titularisation de tous les personnels précaires ( parmi les BIATOSS, CROUS, enseignants …
• le recrutement massif et pluriannuel de personnels (enseignants, chercheurs, personnels administratifs )
• un financement 100% public et à hauteur des besoins
• la suppression des accords passés avec le vatican reconnaissants la validité de leurs diplomes
• La régularisation de tous les sans papiers
• Nous appelons donc des à present au blocage totale et illimitée de toutes les universités, écoles et IUT.
Par notre conception de l’université, nous défendons la mission de diffusion des savoirs et d’émancipation intellectuelle des étudiants. Son rôle n’est pas que professionalisant. Nous rappelons par ailleurs que la voix du mouvement étudiant s'exprime par le biais de la Coordination Nationale Etudiante, les directions syndicales ne sont donc pas légitimes si elles prétendent négocier en notre nom. Nous appelons les étudiants d'IUT mobilisés à participer à la coordination nationale Etudiante et à élire des représentants. Le manque de personnel ne touche pas seulement l'enseignement supérieur, mais tout le système éducatif, de la maternelle à l'université (80 000 postes supprimés d'ici 2012 dans le primaire et le secondaire, 1 090 postes pour l'université en 2009) mais aussi les organismes de recherche comme le CNRS, ainsi que l'ensemble des services publics subissant ces réformes.
Nous voulons construire la lutte en solidarité avec les lycéens/nes, Qui ont obtenu le report d'un an des mesures Darcos.
Malgré les manoeuvres du gouvernement pour désamorcer la mobilisation, la grève se poursuit. Nous condamons les fermetures administratives abusives, la répression policière et la présence des forces de l'ordre sur les campus, ainsi que le recours à des sociétés privées de sécurité. Ces dérives autoritaires qui visent à museler le mouvement au nom de pretextes sécuritaires fallacieux n'entameront pas notre détermination.Dans la semaine qui s'annonce, la journée du 19 mars sera déterminante. Nous appelons toutes les universités à l'arrêt total d'activité pour descendre dans la rue. les mouvements interprofessionnels et la grève générale menés par les populations d'outre-mer sont un exemple pour la mobilisation dans l'hexagone. Cette journée n'étant pas une fin en soi, nous aussi sommes déterminés/es à faire plus et mieux qu'une journée d'action symbolique. Nous appelons d'ores et déjà l'ensemble des universités à organiser des meetings-débats avec les secteurs en lutte le mardi 24 mars. (1)
La logique de marchandisationn et d'exploitation s'applique à tous les secteurs, publics ou privés . Etudiants, nous sommes de plus en plus nombreux à être aussi des travailleurs précaires. Et si c'est de l'université qu'est parti notre mouvement, nous sommes conscients des limites de la simple défense du statut d'étudiant. Les limites s'imposent aujourd'hui dans ces conditions même de notre lutte : nombreux sont ces étudiants pour la Grève, mais contraints de déserter les facs afin de travailler. La question aujourd'hui, c'est donc celle d'une grève générale reconductible et sans négociations face aux différents gouvernements. A partir du 19, elle sera sur toutes les lèvres. Nous appelons le mouvement étudiant à se saisir de cette question et à participer avec l'ensemble des membres du service public et des autres travailleurs ( ou non ) précaires ou non à construire en particulier par la multiplication d 'initiatives inter-luttes (gratuité, blocages économiques, manifs nationales et débats), les conditions de cette grève générale.Nous appelons également à une journée de grève de l'éducation de la maternelle à l'université le 26 mars, pour laquelle nous incitons l'ensemble des organisations syndicales à déposer des préavis de grève. Le mouvement doit continuer de s'amplifier et de se radicaliser jusqu'à satisfaction de toutes nos revendications. Etant donné que les luttes espagnoles, italiennes, portugaises et allemandes appellent à se rendre à Louvain au contre sommet le 28 et 29 avril, c’est l'occasion de nous cordonner au niveau Européen nous appelons également à s'y rendre massivement.
La prochaine coordination nationale se déroulera à Strasbourg les 21 et 22 Mars
15 mars 2009
Nuit des Universités Parisiènnes
Paris Rive Gauche (esplanade entre les grands moulins et Halle aux farines) à partir de 18h (RDV à 11h mardi à PRG amphi A1 pour ceux qui veulent participer à l’organisation)
Suite à la proposition de la coordination d'organiser "Une nuit de l'Université", Paris 7 propose la date du 17 Mars et son campus de Paris Rive Gauche (metro BNF), pour la mettre en pratique.
- 18h - Apéro
- 20h - concert gratuit
N'hesitez pas à la faire circulez.
Évidemment toutes les Fac d'IDF sont conviées (les autres aussi mais c'est plus dur...)
Le but est d'en faire un événement un peu central avant la manif du 19.
Source : liste de diffusion COORD-U (coord-u@ras.eu.org), reçu le 11 mars 21h
Source : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?ar...
ACTION FRANCILIENNE
Valérie Pécresse et Bruno Julliard, ex-président de l'UNEF, avaient prévus ce lundi à l'ENA une conférence intitulée
"A quand une université efficace ?".
Les réformes de l'université, qui s'inscrivent dans les processus de Bologne et Lisbonne, transforment radicalement l'université depuis quelques années. Le chemin de ces réformes est de nous imposer la compétition, incompatible avec la production et la diffusion du savoir, l'endettement à vie, en rendant l'université payante, la marchandisation, la sélection des savoirs, des compétences et des enseignements soi-disant rentables, choisis par les entreprises.
Nous ne sommes pas que de la chair à patron.
Nous revendiquons la liberté de nous former de manière non-professionnelle, de nous former gratuitement et librement.
NON! L'université ne sera pas efficace. Pour cette raison nous demandons l'abrogation de la LRU.
ENSEMBLE enseignant-e-s, étudiant-e-s, chercheurs-euses, sans-papiers, sans-titres, kidnappons l'ENA pour contrer la politique infâme du gouvernement.
RENDEZ-VOUS LUNDI 16 MARS 18h LUXEMBOURG.
Si leur rendez-vous est reporté au 16 mai, le notre tient toujours. Il s'agit au moins de dénoncer en ce moment le fait qu'ils envisagent ce genre de conférences.
Sources : L'assemblée générale inter-fac du vendredi 13 mars
13 mars 2009
Occupation de Gare de Lyon par les Etudiants
Après l'occupation de la Gare de Montparnasse le Jeudi 05 mars , vers 19h00 :
"L'idée a circulé pendant la manif de faire une action à la gare, un certain nombre y est allé en manif sauvage, d'autres en metro. On devait etre une centaine, slogans, chants, djembé dans la gare de quoi se faire remarquer. Voyant sur un ecran d'information de la sncf 'en raison de manifestants sur les voies à la gare de POITIERS bla bla bla', nous n'avons pu resister davantage à la tentation. Donc nous sommes allés sur les rails. C'est dégagé assez vite l'idée que l'on ecrive un communiqué, à faire diffuser au sein de la gare pour que les gens comprennent le sens de cette action. Négoc avec la sncf pour utiliser leurs apareils pour lire l'appel, qui ont été ecourtées par les craintes de pas mal de manifestants d'une venue de la police. Départ des voies dans le calme, pas un flic à l'horizon. Arrivés à la passerelle (là ou est tout le monde avant de rejoindre son quai), des policiers ont commencé à accourir dans tous les sens, avec une charge assez brutale en plein milieu du passage des usagers. Situation un peu trouble pendant une dizaine de minutes, la police nous encercle à l'interieur de la gare en laissant l'accès aux sorties, que nous empruntons. Mais à la sortie il y'avait aussi des flics qui nous ont chargés au pas de course. Grosse panique des gens, tout le monde courait dans tous les sens."
Source : Coordination Sorbonne .
La gare de Lyon ! : Après la manif du Mercredi 11 mars , vers 18h / 18h30 , les étudiants se donnèrent rendez vous a gare de Lyon , pour faire une petite occupation des voies , ils étaient pas plus de 150 , mais 150 étudiant avec la rage dans le ventre partir sans hésiter en chantent , criant , s'exprimant ! L'occupation dura environ 30 minutes ! pour ensuite partir en Manif dans la Gare , après un incident pendant la traverser une personne est partis volée , cassée dans un magasins qui se trouvait sur le passage , les FEC on courut vers lui , faut dire qu'il y avait autant de FEC que d'étudiant dans cette petite manif improvisée .Les FEC lui sautèrent dessus comme des furies , des coup de point on fusées , une petite défense d'autre manifestant sans réussitent , mais une panique générale , les étudiant ont commencés a courir un peu partout après un gazage , l'autre " personne " c'est fait embarqué , d'après un de ses amis il est sortis le lendemain. Sans plus de nouvelle . La dispersion c'est faite , dans le métro.
Sources : Coordination Sorbonne + autres ...

Autoréduction réussie à Villejean !
Aujourd'hui [le 11 mars] il y a eu une manif à rennes d'étudiants, lycéens et personnels de l'éducation qui s'est terminée par une belle action réussie: à 300 personnes nous avons fait une autoréduction au carrefour market de la dalle Kennedy à Villejean.
Tout s'est bien passé, après une négociation avec le gérant, nous avons lu le tract de l'action au micro du magasin où nous avons expliqué le but de la réappropriation de la marchandise par et pour les précaires. Les clients du magasin semblaient heureux de cette bonne nouvelle et tout le monde a pu en profiter. les clients sortaient en se frayant des passages entre les grévistes, les sacs de courses en main. Au bout de trois quarts d'heure d'attente de la réponse du gérant du magasin, nous avons pu sortir
avec plusieurs dizaines de sacs remplis. Nous avons traversés une place bien peuplée des gens souriants pour regagner la fac, et sur le chemin les sirènes ont retenties mais les flics sont arrivés juste un peu tard.Après avoir déposés nos courses, il semblerait qu'une personne du quartier se soit fait interpellée, nous y sommes donc retournés à 150, nous n'avons pas d'information sûre concernant cette persone, si elle s'est fait arrêtée ou pas. Les gardes mobiles ont essayé de nous encercler sur la
place, puis nous ont juste repoussés de celle ci. Beaucoup de gens du quartier étaient sortis, enfants, vieux, et jeunes un peu excités. Les flics n'étaient pas les bienvenus, semblait-il, et face à la présence des habitants, ils n'ont pas pu faire grand chose.
Que ça donne l'envie à d'autres de perpétrer ces actions!!
Des grévistes de rennes
http://nantes.indymedia.org/article/16529
30 novembre 2007
Bilan de la répression policiére au jour du 29 novembre
Bilan de la répression au 29/11 : 38 interventions policières 6/11
La Sorbonne évacuée. Des étudiants venus occuper les locaux de la Sorbonne, à Paris, ont été délogés par les forces de l'ordre dans la nuit de mardi à mercredi, selon Reuters. Une centaine de personnes auraient été évacuées sans incident.
Nantes UFR sciences humaines : Fac bloquée, le vote a réuni 600 étudiants, évacuée par la police peu après 21H00. Environ 200 étudiants avaient l'intention de continuer le blocus durant la nuit et de dormir sur place mais, à la demande du président de l'université, quelque 80 agents des forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation des étudiants, a indiqué à l'AFP Michel Vilbois, directeur de cabinet de la préfecture de Loire-Atlantique. L'évacuation s'est faite "sans bousculade et sans violence", a précisé M. Vilbois.
Tolbiac : 1.400 étudiants de l'université Paris I ont voté le blocage et l'occupation de Tolbiac jusqu'à la prochaine assemblée générale, prévue vendredi. La police a évacué mercredi soir, après 22HOO, les locaux de Paris I situés rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement. Les étudiants, qui occupaient les lieux sont sortis "dans le calme, sans discuter. La préfecture de police, qui agissait sur réquisition du président de Paris I, a confirmé à l'AFP "l'évacuation de 75 personnes, sans incident et sans interpellation".
9/11
Aix en Provence : à 22h00, alors que les étudiants de la faculté de lettres mobilisés contre la loi d'autonomie des universités occupaient les locaux du site Schuman, ils ont été violemment évacués. Plus de 60 CRS ont pénétré dans l'enceinte de la faculté et ont encerclé les grévistes afin de les pousser vers la sortie. Les étudiants ont réagi calmement et sont restés solidaires en formant une chaine. Ils n'ont pas opposé de résistance aux forces de l'ordre et ont quitté les lieux à la troisième sommation. Des heurts ont eu lieu lors de cette évacuation, mais il ne fut procédé à aucune arrestation.
12/11
Nanterre : à 11h00, les CRS entrent sur le campus bloquent l'entrée de l'amphi où l'AG était prévue. 200 étudiants sont restés face aux CRS et la tension est montée, finalement selon l'AFP quelques uns on tenté de forcer le passage entre les boucliers des CRS qui les ont arrosés de gaz lacrymogènes. Finalement les étudiants sont revenus en brandissant des livres sous le nez des CRS appuyant leur geste par les slogans : "Des bouquins, pas des matraques !", "la police hors des facs". Selon le témoignage d'un étudiant très engagé cela ne s'est pas passé comme l'AFP le prétend : Une centaine de membre de la police nationale et de la gendarmerie mobile (unité de prévention) charge et gaze les étudiants grévistes à hauteur des bâtiments A et B. Tout cela sous les applaudissements de la direction de l'université et des réactionnaires. Face à la résistance et au nombre des étudiants ( 300 environs) aucune interpellation ne fut effectuée.
L'AFP ne dit pas non plus qu'une AG a tout de même eu lieu (environ 1500 étudiants) avec une force présence des militants UMP.
Ces derniers ont eu comme consigne de venir en force sur Nanterre pour voter contre le blocage. Le blocage est finalement reconduit par 900 voix contre 500
13/11 : journée de pointe avec 5 interventions et les premières arrestations
Nanterre : nouveau face à face entre grévistes et CRS. en milieu de matinée : les forces de l'ordre ont par deux fois délogé des étudiants grévistes à coups de matraque, afin de permettre l'accès d'un bâtiment à des étudiants non grévistes. Des coups de matraque ont volé et une étudiante touchée au dos est tombée, sans conséquence apparemment. Les manifestants ont été repoussés par des gaz lacrymogènes. source : dépêche AFP de 12H05. Les étudiants de l'UFR de STAPS ont voté la grève. On peut voir sur le film 2 étudiants avec le bras droit levé et 2 autres avec le poing droit levé qui acclament les CRS les autres anti bloqueurs se contentent d'applaudir : http://www.rue89.com/2007/11/13/nanterre-coups-de-matraque-sous-les-applaudissements .Il y a eu plusieurs blessés, ce qui a donné lieu à des hospitalisations, comme celle de Sinan, un étudiant aveugle, tabassé et aspergé de gaz lacrymogène, ou encore celle de Mylène sauvagement molestée et finalement blessée au dos avec plusieurs contusions.
http://agen-nanterre.over-blog.com/
sur daily motion on peut trouver des films où on voit un prof s'insurger et appeler ses collègues à refuser d'assurer leurs cours sous la protection des CRS.
Sorbonne : AG de 600 vote le blocage, 400 étudiants sont maintenus à l'extérieur de la Sorbonne par un cordon de police.
Tours La BAC arrête 2 étudiants.
RENNES selon un contact, les étudiants ont tenté une première fois de prendre la gare mais n'y sont pas parvenus (présence de 16 cars de CRS/gendarmes mobiles). Ils ont ensuite tenté de prendre la rocade où ils ont une nouvelle fois échoué. C'est en retournant en centre ville que les premiers incidents ont débuté. Les manifestants ont jeté sur la route tout ce qu'ils trouvaient sur leur passage. Les flics ont répondu par des lacrymogènes. Les manifestants les ont alors caillassés. A 16h45, les étudiants de Rennes signalaient déjà 5 arrestations dont certaines ciblées (un membre de Sud Etudiant notamment). Plusieurs personnes interpelées par la police ont été relâchées. Seules 2 personnes seraient poursuivies dont une pour violence sur agent.
Grenoble : Intervention des CRS (entendu sur france inter mercredi 14/11 au matin). Une quarantaine d'étudiants de l'université de Grenoble/Saint-Martin d'Hères (Isère), qui venaient d'investir l'amphithéatre de l'université III Stendhal (lettres), ont été évacués par la police dans la soirée de mardi, a-t-on appris mercredi de source policière. L'intervention de la police, vers 22H00, à la demande du président de l'université Patrick Chezaud, s'est déroulée sans heurts, selon la même source. Réunis en assemblée générale mardi après-midi sur le campus, près d'un millier d'étudiants avaient reconduit la grève et décidé une occupation des locaux. Suite à cette occupation, trois étudiants ont été placés en garde-à-vue pour avoir pris sur un chantier du matériel (dans l'objectif de barricader le bâtiment occupé).
http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id...=5658
14/11
Six étudiantes qui avaient retardé des trains en occupant des voies mardi 13 novembre à Rouen ont été convoquées mercredi pour le 26 février devant le tribunal correctionnel pour répondre « d'entrave à la circulation d'un véhicule de chemin de fer ». Grenoble, le blocage de la fac est total. En début d'après-midi, un assez important cortège étudiant rejoint la manif des cheminots. A la fin de cette manif, une partie des étudiants se dirigent en manif sauvage vers le comico, en vue d'exiger la libération des trois personnes placées en garde-à-vue la veille. Quand la manif sauvage arrive devant le comico, plein de flics armés protègent le lieu, mais les trois étudiants sont dehors, libres (et semble-t-il sans poursuites judiciaires). Les étudiants qui bloquaient l'université de Rennes 2 ont été évacués par la police dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15. Vers 2 h du matin, un vent de panique se met à souffler sur la fac. Un escadron de gendarmerie mobile, une compagnie de CRS et la section d'intervention du commissariat de Rennes investissent le parking de l'université. Une trentaine de fourgons au total et 180 hommes. Un cordon de CRS contourne d'abord le bâtiment avant de pénétrer dans les lieux occupés sans se heurter à la moindre résistance. Les chaînes et les barricades ne tiennent pas longtemps. En quelques minutes, les forces de l'ordre sont à l'intérieur. Les étudiants sont réunis au milieu du hall dans le calme. Pas un coup de matraque n'est donné. ils sont sortis sans opposer de résistance abandonnant sur place, fauteuils, canapés, sacs de couchage, matelas, réserves alimentaires.
15/11 à nouveau une grosse journée avec 5 interventions policières
Grenoble, le blocage de la fac continue. Des étudiants vont à l'AG des cheminots, qui continuent leur grève également. En fin d'après-midi, entre 130 et 150 personnes se réunissent en comité de grève dans une des (petites) salles de l'Agora. Ils décident d'occuper un amphi, et plus si affinités. Cette fois, direction Grenoble 1, les deux autres facs étant fermées administrativement. Réuni dans un amphi, le comité de grève continue. Et vers 22h, la présidence se pointe et "demande" la même chose que mardi soir : "vous dégagez de vous-mêmes ou les flics viendront vous dégager". Des CRS accompagnés de la BAC expulsent les étudiants qui occupent l'amphi. Dehors, quelques bousculades ont lieu, un étudiant se fait traîner par les cheveux, il est arrêté momentanément puis relâché quelques dizaines de minutes plus tard, sans poursuites.
Occupation Sorbonne 1 : 22h06 : La sorbonne est toujours occupée par une centaine de personnes qui se sont barricadées dans une salle au 1er étage (rue Victor Cousin). L'intervention des flics semble imminente. (22h48) : La Sorbonne a été évacuée à l'instant par les Gardes Mobiles. Aucune interpellation à déplorer. Jeudi soir, la police a évacué sans incidents 50 étudiants qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, puis, 80 autres qui bloquaient le deuxième étage de l'université au coeur du Quartier latin, a précisé la préfecture de police.
Lyon 2 également évacué suite à l'intervention des CRS ce soir à 22h30. Environ 200 personnes ont occupé la fac des quais , barricadés dans un amphi. Une quinzaine de cars de CRS, police et gendarmes mobiles arrive dans les rues autour de la fac. A l'intérieur, le mot d'ordre était de les attendre et de sortir groupés, sans pour autant leur faciliter la tache (fermeture à clé de l'amphi, barricade à l'intérieur). Les médias sont présents à l'intérieur et a l'extérieur. Les CRS défoncent les portes (du bel amphi Laprade tout beau tout neuf) accompagnés du vice président, et nous demandent de sortir. Refus au départ, puis ils tentent de chopper des gens un à un, ça résite un peu, puis on commence à sortir a quelques uns, tirés par les CRS. Dans la fac, c'est une haie de CRS qui nous escortent jusqu'à la sortie ou les journalistes prennent des photos. Tout le monde finit par sortir sous les slogans : "police partout ! justice nulle part !" ;. A priori, pas d'arrestation. Faire appel aux forces de l'ordre pour évacuer l'université est un fait rare dans l'histoire de Lyon 2 considérée comme progressiste. Voir le film sur http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=12&article=3449
Nantes : A 23 heures, 100 CRS ont évacué les cinquante étudiants qui occupaient pour la quatrième nuit concécutive le batiment de lettre "Le Tertre". 6 fourgons, les CRS explosent les portes pour rentrer (et on va être tenu responsable pour ça bien sûr comme nous l'a expliqué la présidence) et sortent les occupants à coup de matraque, apparemment certains se sont fait mal (ou on leur a fait mal ...). La répression augmente alors que le mouvement prend de l'ampleur (blocus de droit et de sciences voté hier et aujourd'hui !). Aucune info concernant d'éventuelles arrestations. Cettedécision d'expulser la faculté n'a pu être pris que conjointement entre le président de l'université nantaise et le préfet (qui lui reçoit ses ordres des plus hauts responsables de l'état). "Pourquoi le gouvernement cherche t'il l'affrontement ?"
Strasbourg A l'AG de midi dans l'amphi 1 de l'Université Marc Bloch avait été votée l'occupation (et pas le blocage) de cet amphi.Le Président de la Fac, fait intervenir les forces de l'ordre pour évacuer : lacrymo, pas de blessés, pas d'arrestations...juste un "cordon bleu" devant la fac...
16/11
Ce matin à la Sorbonne, la police (flics en civil avec brassard police) est intervenue très violemment, avec les vigiles, contre les grévistes rassemblés pacifiquement devant la porte du Conseil d'administration de Paris IV. Une arrestation a été effectuée.
Montpellier 3 (Paul Valery) a été évacuée a 6 heures ce matin, elle était bloquée par une cinquantaine de personnes depuis plusieurs jours. L'opération s'est déroulée sans incident. Les étudiants sont venus se réfugier à la fac de sciences. La police était sur place peu avant 8H00 afin de filtrer les entrées, a indiqué une source policière au journal Libération. Selon Europe1 , 5 personnes ont été arrêtées. Ecoutez le récit de l'évacuation de l'université Montpellier 3 avec Yann Terrou.
http://www.europe1.fr/informations/articles/764160/univ....html
Nantes bien que les locaux soient fermés administrativement, des étudiants ont quand même réussi à rentrer (et sans rien casser) vers 16h ... ... pour se faire dégager vers 19/20h ... les CRS. Ceux ci ont explosé une porte sans trop se poser de question : pour la petite histoire, c'est une sorte de sas, la première porte était effectivement fermée, pas la deuxième, qu'ils ont quand même explosé à coup de bélier, bravo. On appelle à la démission du président de l'université bien sûr. Les élus étudiants ont démissionnés hier (CA, CEVU, ...).
19/11
Après la violente évacuation de Nanterre la semaine dernière, c'est le site Paris IV de Clignancourt qui en a fait les frais ce lundi matin. Les bloqueurs ont non seulement été confronté à un important groupe d'anti bloqueurs, mais aussi à des CRS pour le moins agressifs. Une pétition a donc circulée pour protester contre la présence des gendarmes et des CRS autour de l'établissement. http://www.contrepoint.info/?p=1105
20/11
Sorbonne : Nouvelle intervention de la Police.
L'UNL déplore "une intervention policière pour débloquer le lycée Racine, à Paris" Manif sauvage d'un millier de personnes à Grenoble , avec quelques affrontements plusieurs arrestations et un tabassage en règle dans un hall d'immeuble ou se sont réfugiés des gens, http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&fi...=5734
21/11
Intervention de la Police à Bordeaux IV
Sorbonne : La Police empêche les étudiants d'entrer.
23/11
La police a évacué vendredi matin, sans incident, les jeunes qui bloquaient un bâtiment de Rennes 2.
Intervention de la Police à la Sorbonne
26/11
Les gardes mobiles évacuent 3 lycées de Caen.
27/11 certainement les faits les plus graves un lycéen prend une balle de flash ball en plein visage
NANTES : l'affrontement n'a duré que quinze minutes. Très violent. Le défilé de 3 500 étudiants et lycéens remonte vers le campus du Tertre quand il bifurque vers le rectorat, qui est fermé. Les manifestants forcent un grillage, un millier s'engouffre à l'intérieur. Les forces de l'ordre sont une trentaine puis plus de soixante-dix : une quinzaine de policiers de la brigade anticriminalité (Bac), une trentaine de policiers de la compagnie départementale d'intervention, une trentaine de gardes mobiles.Au bout de dix minutes, les forces de l'ordre demandent « d'évacuer gentiment », indique un policier. Les étudiants protestent. Une minute plus tard, tout bascule. Les policiers, casqués, munis d'un bouclier et d'une matraque, chargent sans répit. Ils poussent dans la mêlée, ils frappent. Des manifestants donnent des coups de pied tandis qu'à l'arrière la clameur s'élève : « Étudiants, non violents, on va partir ! » Les coups pleuvent, un étudiant est tiré par les cheveux sur le sol. En cinq minutes, la foule reflue vers les grilles. Les manifestants sont hors de l'enceinte. Des policiers de la Bac les poursuivent. Quelques pierres sont lancées. Un policier braque son pistolet. Et à moins de 10 mètres, sous les yeux des journalistes, tire une flashball. La balle atteint un manifestant, comme le confirmera plus tard la police. Les manifestants reculent. Le face-à-face se déroule à 50 mètres de distance. La colère s'empare de la foule, qui invective les policiers. Trois jeunes et un policier hospitalisés « Je suis bouleversée », dit Annette, infirmière universitaire, qui a tout vu (lire ci-dessous). Près des grilles du rectorat, un lycéen de Guist'hau est au sol, blême, défaillant. Sa blessure va de l'arcade sourcilière à la tempe. Il est à demi conscient. L'infirmière s'occupe de lui jusqu'à l'arrivée des secours, dix minutes plus tard. Dont les deux camions restent un quart d'heure avant d'aller au CHU, se frayant un chemin parmi les manifestants qui crient « Pierre, Pierre ». Deux autres jeunes blessés, eux aussi envoyés au CHU. On note un autre lycéen parmi eux. De source policière, « neuf fonctionnaires ont été blessés », dont un hospitalisé pour une coupure à un doigt.Hier soir, une cinquantaine d'étudiants était retourné au Tertre. Ils prévoient une commission pour recueillir des témoignages sur les affrontements qui ont eu lieu au rectorat. Frédéric Testu Presse-Océan
Aix : trois étudiants en garde à vue après avoir investi une permanence UMP. Trois étudiants ont été placés en garde à vue mardi à Aix-en-Provence, après que la permanence locale de l'UMP a été investie en fin de manifestation contre la réforme des universités, a-t-on appris de source policière. "Trois jeunes sont en garde à vue et n'ont pas encore été entendus. Ils seront relâchés demain matin", a indiqué cette source. La manifestation contre la loi sur l'autonomie des universités a rassemblé entre 500 et 600 étudiants et lycéens mardi à Aix-en-Provence, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon la section locale de l'UMP, en fin de manifestation, "une trentaine" de manifestants ont cassé la porte du local UMP pour "arracher toutes les affiches des murs, détruire les panneaux électoraux et jeter tous les tracts par les fenêtres", tout en prenant à partie deux permanentes de l'UMP présentes sur les lieux. Maryse Joissains Masini, maire UMP d'Aix-en-Provence et députée de la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône, a condamné "de façon très forte ces débordements" dans un communiqué. Par la suite, alors qu'environ 200 manifestants réclamaient sur place la libération des trois étudiants, une trentaine de membres de la Compagnie départementale d'intervention ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a constaté le journaliste de l'AFP. La Commission presse du mouvement de lutte contre la LRU de la faculté de lettres d'Aix-en-Provence a dénoncé de son côté des "arrestations violentes et au faciès", voyant dans les agissements des forces de l'ordre "une tentative de répression du mouvement" de protestation contre la loi Pécresse.
28/11
Le président de Paris IV fait intervenir systématiquement les forces de l'ordre pour casser les piquets de grève ! La répression ne fait que renforcer la détermination des étudiants ! M. Pitte, président de Paris IV (cf notre dossier sur ce sinistre personnage : http://oxygenefse.free.fr/jour/octobre2006/dossier-pitt...e.pdf fait appel systématiquement aux forces de l'ordre contre les grévistes. A Clignancourt, et désormais à Malesherbes dont l'AG étudiante a voté mardi 27 novembre la grève avec blocage.
29/11
La police a évacué dans la nuit de mercredi à jeudi les étudiants qui occupaient le campus de l'université Lyon II à Bron (Rhône) La police a chargé jeudi matin pour disperser plusieurs centaines de lycéens qui voulaient bloquer un lycée à Lille pour protester contre le loi Pécresse, a constaté un photographe de l'AFP. Après un face-à-face tendu de plusieurs minutes et quelques jets de projectiles en direction des forces de l'ordre, celles-ci ont chargé et dispersé 300 à 400 lycéens réunis devant le lycée Pasteur. Au moins deux lycéens ont été interpellés par la police, selon le photographe. "Nous étions sur place pour des raisons de bon fonctionnement du lycée à la demande du proviseur", a confirmé la police, évoquant "quelques perturbations" mais refusant de parler d'"évacuation" du lycée, où les cours ont finalement été suspendus pour la journée. Dans l'académie de Lille, quatre autres lycées étaient bloqués jeudi matin, selon le rectorat. Une manifestation d'étudiants et de lycéens contre la loi Pécresse était prévue jeudi après-midi à Lille. La police chasse les piquets de grève de deux sites du campus de Grenoble Une petite centaine de policiers a évacué jeudi matin les piquets de grève bloquant l'accès à deux sites du campus grenoblois : la galerie des amphis et l'Institut d'études politiques (IEP), a constaté un journaliste de l'AFP. Cette évacuation qui a commencé vers 7h30, sous les cris, a donné lieu à des bousculades mais pas de blessure importante, selon la même source. Le premier site était bloqué depuis plusieurs jours, le second depuis le matin même. Les étudiants désireux de reprendre les cours étaient filtrés, et devaient montrer leur carte. Vers 9h00, les cours avaient repris normalement à l'IEP. Le directeur de l'IEP, Olivier Ihl, a indiqué à l'AFP qu'il avait été alerté de l'arrivée d'étudiants bloqueurs par le concierge de l'établissement. Le rectorat brièvement occupé à Caen par des lycéens et étudiants Quelques centaines de jeunes ont brièvement pénétré jeudi après-midi dans le rectorat de Caen en causant des dégâts légers dans les locaux, après avoir participé à une manifestation anti-loi Pécresse ayant rassemblé quelque 1.300 lycéens et étudiants, selon la police. Les jeunes, en grande majorité des lycéens, ont été délogés du rectorat par les forces de l'ordre qui ont lancé des bombes lacrymogènes à l'intérieur. Quelques légers dégâts et des vitres brisées étaient à déplorer, a constaté un correspondant de l'AFP. 300 à 400 jeunes manifestants ont ensuite bloqué les accès principaux de l'hôtel de ville avec des barrières métalliques avant de se rendre à la préfecture où ils ont à nouveau été chargés par les gendarmes mobiles. "La répression ne nous fera pas plier", criaient les jeunes à l'adresse des forces de l'ordre. Cinq ou six jeunes ont été interpellés pendant ces heurts, a indiqué Jean Bouteloup, directeur départemental de la sécurité publique. Parallèlement, 300 jeunes ont manifesté à Cherbourg, selon la police. Plusieurs lycées étaient toujours bloqués jeudi dans le Calvados, ainsi que six dans la Manche.
Perpignan : la fac occupée depuis 4 semaines a été évacuée et nettoyée jeudi matin
21 novembre 2007
Appel de l'AG interprofessionnelle d'Ile-de-France du 20 novembre 2007
Appel de l'AG interprofessionnelle d'Ile-de-France du 20 novembre 2007
Nous sommes 120 travailleurs de différents secteurs et étudiants en grève ce mardi 20 novembre, réunis à la Bourse du travail de Paris après la manifestation.Nous considérons que la mobilisation en cours concerne tous les travailleurs et les jeunes. La victoire de Sarkozy contre les régimes spéciaux ouvrirait la porte à un allongement de la durée de cotisations pour tous les salariés et lui permettrait d'être en position de force pour affronter tout autre conflit social ultérieur. De la même façon, la défaite des étudiants serait celle d'une catégorie particulièrement combative, qui a réussi à infliger une défaite partielle à un gouvernement en imposant le retrait du CPE au printemps 2006.
C'est pourquoi nous réaffirmons les revendications légitimes du mouvement :
- Défense des régimes spéciaux, retour aux 37,5 annuités pour tous ;
- Abrogation de la loi LRU ;
- Défense des services publics, rétablissement des postes de fonctionnaires supprimés ;
- Contre les franchises médicales et la privatisation de la santé ;
- Augmentation générale des salaires ;
- Contre la traque des sans-papiers et les lois anti-immigrés (Hortefeux, CESEDA...) ;
- Contre la répression du mouvement social...
Selon nous, il est possible de gagner contre Sarkozy, mais ce ne peut être que tous ensemble et par l'arme de la grève. C'est pourquoi nous nous prononçons pour la construction de la grève interprofessionnelle, bloquant l'activité du pays, comme seul moyen de mettre en échec les contre-réformes. Ces réformes élaborées par le patronat ne sont pas négociables : les travailleurs et les étudiants mobilisés exigent leur retrait pur et simple, non des amendements comme le proposent certaines directions syndicales. Nous considérons notamment que des décisions comme l'appel à ouvrir des « négociations » la veille de la grève reconductible ou l'appel à lever la grève sous prétexte de commencer ces « négociations », ne peuvent que nuire à la mobilisation. Nous appuyons donc les AG, ainsi que les militants syndicaux et les syndicats, qui refusent toute négociation et qui s'adressent aux directions syndicales pour qu'elles cessent de demander ces négociations.Nous considérons l'auto-organisation comme seule méthode pour que les travailleurs et les étudiants contrôlent eux-mêmes leur mouvement. C'est pourquoi nous soutenons les AG et la Coordination nationale universitaire, ainsi que le principe des comités de grève élus qui commencent à se mettre en place chez les cheminots et à la RATP, en souhaitant leur multiplication et leur coordination.Nous appelons les travailleurs de tous les secteurs, les étudiants et les lycéens à s'engager massivement dans la grève et à multiplier les rencontres interprofessionnelles, notamment en envoyant des délégations dans les AG des uns des autres, en proposant des AG interprofessionnelles partout où c'est possible et en menant des actions communes. Nous appelons notamment à la
GRÈVE LE JEUDI 22/11 ET MANIFESTATION AVEC LES ÉTUDIANTS (rendez-vous à 15 h, Place de la Sorbonne)
D'ores et déjà certains établissements et AG de ville ont décidé d'être en grève reconductible à partir du 21 ou du 22 novembre.L'AG appelle à décider la grève reconductible le plus tôt possible dans nos établissements et entreprises
Source : liste infozone - http://infoblog.samizdat.net/2007/11/21/appel-de-lag-interpr...









