La Liberté S'exprime

Ce blog informe et témoigne sur les luttes et révoltes actuelles ou non. . Après tout, chacun est libre de s'exprimer, parait-il - avant qu'on nous l'enlève totalement

20 juillet 2009

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flashball_700_0737a

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PETITION POUR L’INTERDICTION TOTALE DE L’UTILISATION DES ARMES NON-LÉTALES (FLASHBALL, LB40, TAZER)

De Stéphane Gatti

Pétition à Monsieur le Président de la République française pour l’interdiction totale de l’utilisation des armes non-létales (flashball, LBD40, tazer) par les forces de l’ordre.
Je veux remercier tous ceux qui ont marqué leur solidarité, relayé l’information et permis qu’on parle de ces actes d’une violence inadmissible. Deux messages m’ont conforté dans la conviction qu’il fallait interdire les armes non-létales.

Le premier message vient du père d’un lycéen nantais qui a perdu son oeil droit dans des circonstances analogues. Il a résumé le rapport du CNDS (commission nationale de déontologie de la sécurité). On y trouve le même scénario qu’à Montreuil :

- le policier tire à bout portant sur une personne désarmée qui ne le menace pas

- les autorités publient des déclarations mensongères

"La CNDS qualifie la blessure du jeune lycéen d’une "extrême gravité (...) dont les séquelles prévisibles sont particulièrement invalidantes puisque M. P.D-L ne récupérera jamais sa vision de l’oeil droit ". "La CNDS " déplore " à ce propos une contre-vérité de monsieur le Directeur central de la Sécurité publique (à Paris), qui a nié par écrit la gravité de la blessure. La CNDS qualifie cette inexactitude officielle, publiée pourtant après la connaissance de deux certificats médicaux " notoirement " connus, d’ " imprudente précipitation " et de " manque de suivi patent " (à moins qu’il ne s’agisse plutôt d’une erreur volontaire ?). La CNDS a auditionné un fonctionnaire de police cagoulé et armé d’un lanceur de défense 40x46 (LBD, flashball de nouvelle génération), auteur présumé du tir, qui a réaffirmé avoir visé un manifestant lanceur de "pierres" en direction des forces de l’ordre sur demande de sa hiérarchie mais il ne l’aurait " pas reconnu " dans la personne du jeune lycéen blessé à l’oeil, à qui il a été confronté. Par ailleurs la famille estime après examen que le site du rectorat ne comportait pas de pierres ou de pavés à jeter, mais seulement du sable ou des graviers". " Ces constatations conduisent la Commission à s’interroger sur ta compatibilité de l’usage d’une telle arme dans le cadre d’une manifestation qui implique une proximité des manifestants et de la police et leur grande mobilité."

C’est toujours un choc de voir les actes brutaux trouver leur place dans le langage de la gestion administrative : évaluation de la riposte, défaut de proportionnalité, légitime défense dans l’usage de la force, absence de nécessité de la riposte, poursuites disciplinaires et peut-être même, blâme pour le policier. Que peut dire celui qui depuis trente quatre ans a eu la chance de se voir vieillir dans le regard bleu de son fils au boucher qui va entourer son acte barbare du langage fleuri de l’administration républicaine ?

Dans ces moments là, la question de la police républicaine sort du chapeau. Dans notre généalogie familiale nous avons plusieurs fois croisé cette police : la police du patron qui fracassa la jambe du premier avant guerre, les GMR (Groupe mobile de réserve) qui arrêtèrent le second dans le maquis pour le livrer aux allemands, les CRS en 68 qui raflèrent le troisième dans les champs de blé de Flins, aujourd’hui les policiers (habillés en robocop) qui ont tiré au visage du dernier sur la place du marché de Montreuil. Qel que soit leur nom, ces polices ne sont que les versions différentes d’une milice du pouvoir. Ces policiers ont agi directement sur ordre préfectoral. La question reste : doit-on doter une telle milice d’un matériel conçu pour terroriser ceux qui auraient des vélléïtés de protestations ?

Le deuxième message commente l’agression du marché par les forces de l’ordre. Montreuil est une petite ville. Des enquêtes auprès des habitants ont été menées par la coordination des intermittents du spectacle. Celui qui était en charge du décryptage a envoyé un mail où il conclut : C’est accablant, je suis en train de retranscrire mais il y en a pour une heure et demie d’enregistrement, En rapprochant les témoignages on en arrive à la conclusion que Joachim était en train de s’éloigner (témoignage concordant de 2 personnes dont une voisine), d’autre part tout le monde dit que Joachim est tombé avec la tête vers la rue de Paris, les pieds vers le bd de Chanzy, à l’opposé des flics, donc il était de dos par rapport au flic. Un flic en civil très calme le visait déjà (flic en position de tir tenue pendant 4 secondes selon deux témoins, un des témoins est un voisin), ce qui veut dire que le flic a attendu que Joachim tourne sa tête vers lui pour tirer à ce moment là.

Si le policier n’a pas hésité à tirer provoquant cette défiguration, en revanche la réalité de la mutilation est sans cesse mise en doute Doute jeté sur la réalité de la blessure alors que dès le premier soir, le 8 juillet l’interne de l’hôtel Dieu avait clairement indiqué qu’il s’agissait de la perte définitive d’un oeil. Doute repris sous différentes formes dans certains journaux. Doute relayé par vos propres amis qui vous demandent s’il n’y a vraiment pas une petite chance ( probablement par gentillesse) de sauver l’oeil. Ce doute devient vite insupportable parce que le diagnostic médical ne supportait aucun doute, parce que la violence du choc ne laissait aucune chance.

Il ne faut laisser aucune chance aux armes non-létales ?

Avec les signataires, je voudrais juste vous demander d’exiger l’interdiction totale d’utilisation des armes non-létales (flashball, ldb40, tazer) par les forces de l’ordre.

Stéphane Gatti

Signez la pétition : http://lapetition.be/en-ligne/petition-4653.html


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16 juillet 2009

L'image du jour

violence_policiere

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15 juillet 2009

La Clinique, communiqué

CONDES HORS DE NOS QUARTIERS

La clinique occupée à Montreuil n’a jamais été un centre culturel ou alternatif, mais un lieu d’organisation politique et de mise en question de la gestion de la ville et de nos vies. Se permettre d’occuper des espaces vacants, que ce soit pour accéder à autre chose qu’un logement insalubre ou minuscule, ou se donner les moyens d’éviter le travail salarié. S’organiser pour se rassembler en cas d’arrestation de sans-papiers, soutenir, rendre visible, empêcher. Se réunir pour soutenir des prisonniers pris dans l’épouvantail antiterroriste. S’organiser face aux institutions sociales pour éviter le contrôle permanent pour avoir un bout de RSA ou pour débloquer des cas individuels en occupant la CAF. S’organiser pour empêcher la venue de Nicolas Sarkozy ou Dieudonné. Des magasins gratuits dans la rue, un journal mural hebdomadaire, des barbecues et cantines, un ciné club et des projections, des concerts… La clinique c’est tout cela et bien d’autres choses.

Mercredi dernier, c’est tout cela qui s’est fait expulser par deux cent flics suréquipés occupant la Croix de Chavaux, le RAID bastonnant les habitants pour les arracher du toit. Le soir même, lors d’une déambulation de protestation, 5 personnes se font tirer au flash ball au niveau de la tête. L’une d’elle est atteinte à l’œil, et le perd. Seules la préfecture et la presse minimisent toujours ces blessures et font mine de douter du lien entre le tir et cette mutilation.

Et pendant que nous nous faisons soigner, la police se couvre : le commissariat saisit l’IGS et le parquet charge lourdement deux personnes arbitrairement arrêtées ce soir-là. Exactement comme le 4 juin 2008, quand le même commissariat de Montreuil avait utilisé ces deux outils bien rodés après une violente charge contre une manifestation de protestation à l’arrestation d’un sans-papier : saisie de l’IGS et inculpation des manifestants blessés, dont un par flash ball. Déjà. Alors qu’un an plus tard les personnes mises en cause étaient relaxées grâce aux nombreux témoins, l’enquête de l’IGS n’avait donné lieu à aucune poursuite, tout comme celles de la CNDS (commission nationale de la déontologie de la sécurité) qui pourtant condamnait une « intervention disproportionnée ». Les fins tireurs de la BAC ce mercredi étaient-ils les mêmes?

ILS EXPLOITENT RAFLENT EXPULSENT TUENT AUTODEFENSE

Il n’y a pas à s’étonner de la violence policière. Nous continuerons à occuper la rue car c’est notre terrain de lutte et nous l’occuperont sans attendre que la Commission de déontologie, l’IGS, les Verts, la Mairie, le PS, la justice, ou le pape jugent que la police a exagéré et qu’il faut intervenir contre les violences républicaines. « Nous sommes casqués car nous prenons la mesure des dangers que l’on encourt quand on manifeste notre colère dans la rue. Il nous faut être prêts à nous défendre si les flics nous attaquent. » Voilà ce qu’expliquait le texte que nous avons lu et distribué aux quelques 500 personnes qui nous ont emboité le pas lors de la manifestation de lundi. Voilà pourquoi certains d’entre nous étaient casqués, équipés pour se défendre face à la police. Voilà pourquoi des banderoles renforcées protégeaient la tête et la queue de la manif. Le déroulé de la manifestation montre que ces protections n’étaient pas du luxe...

Les flics nous ont bloqué à diverses reprises. Les barrages ont été contournés jusqu’au marché de la Croix de Chavaux. Mais là, profitant du vaste espace de la place, les flics, gardes mobiles et fidèles BACeux, nous ont attaqué latéralement. De la peinture et des pétards ont bien été jetés par endroits vers les Robocops surprotégés, pour soutenir les banderoles dans leur résistance aux charges policières, mais 11 manifestants, heureusement protégés de leurs coups par les banderoles, ont été isolés et placés en garde à vue . Ils ont été libérés sans suite judiciaire au petit matin, les flics n’ayant rien pour les charger juridiquement.

Dans la soirée, des vitrines de la rue piétonne, boîte d’interim (Tais-toi et trime), EDF (Tu peux pas payer, on va te couper), Quick (Boulot de merde, bouffe de merde), agence immobilière (Ça va te coûter cher) tombent. C’est le quatorze juillet. Dans tous le département, la police est débordée par les voitures qui brûlent et les feux d’artifices dirigés contre eux. La police fait ce qu’elle peut. Au commissariat de Montreuil, une manifestante est enfermée avec une gamine de 10 ans, arrêtée parce qu’elle avait des pétards dans son sac.

Communiqué de l’Assemblée de la clinique en exil

Mardi 14 juillet, La Boissière, Montreuil

Notre défense collective ne se construira pas en un jour. Contre toutes les polices, organisons-nous.

Vendredi 17 juillet : Table de presse et diffusion de tracts au marché de la Croix-de-Chavaux

Dimanche 19 juillet à 15h : Assemblée à la Parole errante, 9 rue François Debergue m° Croix de Chavaux.

http://laclinique.over-blog.net/

De : La cilinique en exil

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14 juillet 2009

Montreuil le 13 juillet 2009

Montreuil1307200910M

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Manif du 14 juillet

Etant situé à l’arrière-garde, j’apprends par pigeon voyageur les événements qui se sont déroulés pendant le rassemblement mili-terre aujourd’hui 14 juillet. Le rassemblement des clowns a d’abord été encerclé près du Carrousel du Louvre, la police prenant prétexte du défaut de déclaration de la manifestation.Puis les CRS se sont éloignés, ne laissant que quelques civils dans leur sillage. Une avant-garde de clowns est partie défiler vers les Invalides, où se trouvaient des membres de l’armée régulière faisant démonstration de leurs forces à base de lance-roquettes et autres joyeusetés kaki. Vers 15h, une quinzaine de clowns ont alors été arrêtés par les prétendues forces de l’ordre. Il n’y aurait pas eu de violences.A noter cependant que les personnes du public se sont vues interdire de prendre des photos et qu’un photographe (Cyril C.) a été arrêté avec les clowns, après une course dans la foule. Parmi les interpellés se trouveraient les clowns Robin, Nono et Lulu parmi d’autres éminents personnages.

au derniere nouvelle ils sont retenue pour une vérification d’identité aux commissariat central du 11eme .

SARIJ
UPQ Dallery
12/14 Passage Charles Dallery
Tél. 01 53 36 25 00
Métro : Voltaire

Sources : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article89035

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Manif à Montreuil contre les violences policières : récit à plusieurs mains

Tout d'abord, plusieurs personnes ont été arrêtées et transférées au
commissariat de Bobigny. Les onze personnes gardées à vue ont été relâchées sans poursuites ni
convoc.

À Montreuil de nouveau la police frappe, la police mate

Ce 13 juillet, une manifestation a réuni 600 personnes dans les rues de
Montreuil (93) contre l'action de la police qui a occasionné de graves
blessures par des tirs tendus de flashball mercredi, dont la perte d'un
oeil pour l'un des blessés. Ces tirs avaient eu lieu lors d'une
déambulation en soutien à la Clinique, lieu occupé depuis janvier 2009
et expulsée le matin même.

La manifestation, qui a débuté par un rassemblement et des prises de
parole regroupait une foule hétérogène : habitants de Montreuil,
squatteurs, élus, chômeurs, parents d'élève, résidents des foyers,
enfants, intermittents, lycéens, étudiants, syndicalistes... Au vu de la
violence extrême de la récente intervention, certains manifestants était
casqués afin d'assurer la sécurité du cortège.

Alors que la manifestation, qui tentait d'éviter les confrontations avec
les escadrons de policiers stationnés un peu partout dans le centre
ville de Montreuil, passait devant la place du marché --- à proximité
même de l'endroit des tirs de mercredi dernier --- des fonctionnaires
des BAC (Brigade anti criminalité), postés sous le marché couvert, ont
chargé les manifestants en les matraquant à la tête. Rapidement rejoints
par des CRS, ils ont scindé le cortège pour s'en prendre violemment, et
de manière clairement préméditée, aux porteurs de banderole. Plusieurs
personnes ont alors été matraquées puis embarquées par la police,
certaines ligotées, tandis que le reste des manifestants était repoussé
par des jets de gaz lacrymogène. Le cortège s'est disloqué, et les
manifestants se sont retrouvés confrontés par petits groupes à la
police, qui a, une fois de plus blessé à coup de flashball, puisqu'une
jeune femme a été atteinte par un tir à la jambe.

Nous exigeons la mise en liberté immédiate des personnes interpellées et
l'abandon de toutes les poursuites éventuelles.

Aujourd'hui on nous rend la vie plus difficile, on nous expulse, on nous
voudrait corvéables à merci, sans broncher, acceptant un couvre feu
permanent face à toute velléité de révolte, de refus de la précarité et
de l'ordre répressif. On voudrait intimider par une violence extrême.

Le nouveau ministre de l'intérieur est Brice Hortefeux, il semble
vouloir donner le ton de son arrivée aux affaires. On le savait, après
la suppression totale de libertés des sans papiers, il confirme sa
volonté de supprimer toutes les libertés, libéré de toutes les
contraintes limitant l'usage de la force par l'Etat.

On voudrait nous dessaisir définitivement de la rue. On voudrait nous
empêcher une bonne fois pour toute de nous organiser collectivement pour
répondre ensemble contre un ordre répressif et inégalitaire.

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Source : CIP


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10 juillet 2009

Compte rendu de la manifestation anti-raciste d'Athènes le 7 juillet

Une manif d’environ 4000-5000 anarchistes et anti-autoritaires a eu lieu le
mardi 7 juillet au centre d’Athènes en solidarté avec les immigrés et
comme réponse aux multiples agressions policières et à l’entreprise de
’nettoyage’ que lance l’état grec secouru par ses amis fascistes et
néo-nazis (souvent sous couvert de ’comités de citoyens’) et les medias
contre tout élément refractaire et inconrôlé (immigrés notamment
d’appartenance musulmane, jeunesse révoltée etc.).

La construction annoncée de centres de retention pour les immigrés, la
répression généralisée, le rôle des medias, véritable peste raciste, les
patrouilles des groupes fascistes à la chasse d’immigrés, le parti de
l’extrême droite LAOS qui, après les dernières élections européennes (7,3%
des votes), sert d’alibi démocratique aux forces étatitques et
para-étatiques pour poursuivre et intensifier la campagne et la pratique
de la haine, tout cela constitue le contexte politique anti-émeute, la
tentative de rennaissance d’un Etat profondément blessé après la révolte
du décembre 2008 (eclatée avec le meurtre du jeune Alexis par les flics).

Dans ce climat de terrorisme contre la population, cette manif contre
l’apartheid moderne dans nos villes s’est dirigée à la place de St.
Panteleimon, dans un quartier pauvre où les fachos se mobilisent contre
les immigrés (en interdisant même l’accès à un parc). En passant à
proximité de la place, le cortège a vu les flics co-opérer avec des
néo-nazis qui *ont même essayé de bruler vivants des manifestants en leur
jettant des cocktails molotov*, cherchant manifestant à les blesser. Mais
n'étant pas entraîné pour ce genre de sport traditionnel militant, les
fascistes ont seulement réussi à se bruler eux même !

Si les flics capturent un compagnon avec un cocktail molotov, ils le
jettent en prison pour des années, mais ils ne font absolument rien quand
un fascite transporte un engin incendiaire. Ce qui montre clairement que
les policiers ne font pas ce que la loi préscrit, mais qu'ils défendent
les intérêts de la classe capitaliste au pouvoir, et son gouvernement.
Leur seul objectif est de supprimer la dissension, et d'aider les
capitalistes à exploiter les pauvres. Il est également significatif de
mentionner que les fascistes lançaient les cocktails molotovs sans que
leur visage ne soit masqué ni qu'ils ne portent de gants [ce qui montre
qu'ils n'avaient pas d'inquiétude d'être inquiétés par la police ...NDLR]

*Les chiens médiatiques de l’état se taisent, mais cela ne nous surprend
pas.* Ce sont eux qui, pendant des semaines, ont orchestré et cultivé la
haine contre les immigrés, la deculpabilisation et l’impunité des flics.
Des affrontements violents pendant des heures entre les camarades et la
police ont suivi la dispersion du cortège sur la rue Patission.

SOLIDARITE AVEC LES IMMIGRES, AVEC TOUS LES INSURGES, AVEC TOUS LES DAMNES
DE LA TERRE.

LA LUTTE N’A QUE COMMENCE.

"Flics, Télé, Neonazis - toutes les merdes travaillent ensembles " (slogan
antiraciste et antifasciste)

Sources : http://cnt-ait.info/article.php3?id_article=1706

Videos

Liens vers des vidéos de coopération fascistes - police par le passé:

http://www.youtube.com/watch?v=3CheGPvAHbA

http://www.youtube.com/watch?v=x_X-N_kMIcg

Liens vers Indymedia Athènes :

http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1054883

http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&article_id=1054792


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09 juillet 2009

Images du jour

police_brutality

Posté par Electronrevolte à 22:14 - La Photo du Jour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

UN MANIFESTANT GRIEVEMENT BLESS2 AU FLASH BALL A MONTREUIL

Chasse à l’opposant : la police vise des manifestants à la tête, tire et blesse très grièvement l’un d’eux à Montreuil En moins d’un an, c’est au moins la cinquième personne qui risque de perdre un oeil à cause d’un flasball de la police.

Mercredi 8 juillet à 6H du matin, la police et le Raid ont procédé à l’expulsion de la Clinique occupée, 42 boulevard de Chanzy à Montreuil, un immeuble vide situé place du marché qui, depuis janvier 2009, avait été investi par de nouveaux habitants et accueillait de nombreuses activités collectives, ouvertes à la population, ciné club, radio de rue, cantine, et permanence pour rompre l’isolement des ayant droit face aux institutions sociales et s’organiser sur les problèmes de logement.

Le soir du 8 juillet, une cantine de rue et un rassemblement contre cette expulsion étaient organisés rue du capitaine Dreyfus. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la Clinique, allumant des feux d’artifice avant de dialoguer avec les 3 vigiles chargés de garder l’immeuble expulsé.

Lors de l’arrivée des forces de l’ordre, celles-ci ont violemment chargé les manifestants en utilisant à de nombreuses reprises des flash ball et en visant les manifestants à la tête. Parmi eux, un participant à la coordination des intermittents et précaires a été atteint à un œil par l’un de ces tirs. Il est actuellement hospitalisé et a été opéré. Le pronostic médical est des plus réservé : il n’aurait que très peu de chances de ne pas perdre cet œil.

Au moins trois personnes sont depuis maintenues en garde à vue.

Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de ces armes dans le maintien de l’ordre. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas d’un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et d’un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.La dotation en flash ball de la police a été appuyée par l’argument que ces armes seraient non létales et que leur usage serait rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu’il n’en est rien : assurée de son immunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive en ignorant délibérément les principes supposés régler leurs interventions dont celui de « proportionnalité de la riposte » , et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs à la tête).Comment la presse, les responsables politiques, les porte parole policiers peuvent-ils encore s’étonner, lorsque le maintien de l’ordre social s’attaque brutalement aux pauvres, aux précaires et aux contestataires de toutes sortes et que ses agents haussent le tir en visant les têtes, que ceux qui sont en butte à ces tirs policiers envisagent, et parfois décident, d’utiliser eux aussi des armes à feu ? Le débat public s’est récemment fait l’écho de l’énorme multiplication des mises en garde-à-vue comme des procédures pour « outrages, rébellion, violences à l’encontre d’agents dépositaires de la force publique ». Une autre face de l’activité policière est maintenant clairement mise en lumière : pour terroriser les anormaux, les opposants, pour dissuader toute insoumission, on tire à la tête.

Nous ne l’acceptons pas et appelons à s’opposer partout à cette nouvelle surenchère de la violence policière

Rdv dimanche à 15h pour la réunion de la Clinique en exil, marché Croix de Chavaux

Manifestation lundi 13 juillet à 18h, rdv à l’entrée de la rue du capitaine Dreyfus, m° Croix de chavaux

Coordination des intermittents et précaires

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