29 juillet 2008
SôS ! BLOIS FERME, NANTES BRULE, VINCENNES C'EST FINI, AU SUIVANT !
La lutte contre les CRA n'est pas finie. Pour la fermeture de tous les centres de rétention de France et d'Europe, rendez-vous samedi 2 août à 16 heures sur lle parking du CRA du Mesnil-Amelot au 1 rue Périchet, le Mesnil-Amelot (77 990)
Suite à la mort suspecte de Monsieur Salem SOULI, prisonnier tunisien de 41 ans, au centre de rétention de Vincennes et comme depuis mi-décembre dans différents CRA, des émeutes ont éclaté.
Blois a fermé, Nantes a brûlé, Vincennes est détruit.
L'association SôS soutien aux sans papiers se déclare solidaire des émeutiers du 22 juin et de tous les sans papiers prisonniers en lutte...L'association SôS soutien aux sans papiers entend défendre par tous les moyens nécessaires, y compris en estant en justice, les émeutiers du 22 juin.
Blois, Nantes,Vincennes : et après ?
Rendez-vous samedi 2 août à 16 heures sur le parking devant le Centre de rétention du Mesnil-Amelot au 1 rue Périchet, le Mesnil-Amelot (77 990).Suite à l'arrestation illégale des manifestants de samedi sur le CRA du Mesnil-Amelot, SôS Soutien aux sans papiers ne se laissera pas intimider et appelle toute personne se sentant concerné à rentrer dans la lutte.
FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION LIBRE CIRCULATION LIBRE INSTALLATION DES PAPIERS POUR TOUS
Contact : 06 98 70 33 49 06 86 62 23 64
25 juillet 2008
Ca bouge dans les cra !
Nantes, le Mesnil-Amelot. .. et ailleurs ? A quand celui de Renne s-St Jacques ? ? ? Aucune nouvelle du Canet (Marseille) ou de Toulouse où ça remuait il n'y a pas si longtemps... Malgré la période estivale, INFORMEZ ! "Soyons touTEs des électrons libres et de notre union naîtra la bombe atomique sociale" A+ dans les luttes ;Info révélée par Presse-Océan dès hier au soir : le centre de rétention de Nantes était en feu (vers 19 heures hier dimanche) . Un feu de matelas et une tentative de suicide ont conduit un ressortissant turc à l'hôpital. Tous les "retenus" de Nantes (44) - 8 personnes en tout dont une femme - sont évacués en ce moment et arrivent au Cra de Saint Jacques de La Lande (35).La tension monte au CRA du Mesnil-Amelot 18 Juillet 2008 (infos visiblement de la cimade)La Cimade fait état de nouvelles tensions au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot et alerte les pouvoirs publics sur la dégradation de l'ambiance qui y règne. Mercredi 16 juillet : nouvelle tentative de retenus visant à s'opposer à l'embarquement d'un monsieur. Les gendarmes passent en force, sans violence avérée.
Contact : 06 98 70 33 49 sos.soutienosanspapiers@yahoo.fr
A Fresnes comme ailleurs, solidarité
Le procès se déroulera le 3 septembre à la 11e chambre du tribunal,correctionnel de Créteil
A Fresnes comme ailleurs, solidarité -Le procès se déroulera le 3 septembre à la 11e chambre du tribunal,correctionnel de Créteil
Dans un monde où les conditions de survie sont toujours plus insupportables, où quelques uns continuent à s'enrichir en exploitant la misère, la prison est un des dispositifs qui garantit la paix sociale lorsque les médiations institutionnelles (syndicats, partis politiques, associations, médias) ou les psychotropes ne suffisent plus. Agissant aussi bien comme menace permanente sur la tête de chacun que comme instrument d'élimination physique et psychologique des plus récalcitrants, elle est le reflet d'une société carcérale où les désirs de liberté n'ont pas de place. L'Etat affine et renforce sans cesse son arsenal de moyens de contrôle et de peines tout en construisant toujours plus de prisons (pour mineurs, pour sans-papiers, pour " fous ".) qui débordent à leur tour. C'est le prix à payer du paradis de la démocratie marchande. Ainsi, la question des prisons est d'abord celle du monde qui les produit : il ne peut pas plus exister de prison décente que de capitalisme à visage humain.Des fugues et des révoltes dans les prisons pour mineurs (Porcheville, Meyzieu.) aux affrontements, saccages ou incendies en centres de rétention, les prisonniers eux-mêmes posent régulièrement la critique en actes de la prison. Après six mois de tensions et de multiples résistances, les détenus ont fait partir en fumée le centre de rétention de Vincennes, démontrant par là même qu'il n'y a de prison qui tienne que celles réduites en cendre. Il n'y a qu'une cervelle de juge ou de flic pour penser que la révolte a besoin d'incitation pour se développer. La solidarité qui s'est manifestée à de nombreuses reprises avec les prisonniers en lutte est aussi pour nous le partage d'un même sentiment de rage contre les différentes cages qui nous enferment au quotidien.Dans cette guerre sociale diffuse où chacun est sommé de se soumettre, voire de participer, à sa propre domination, plusieurs camarades sont emprisonnés sous juridiction antiterroriste, accusés de possession de chlorate, de clous tordus, de manuels de sabotage, de plans de prison ou d'une tentative d'incendie d'un véhicule de police. Le 2 juillet 2008, sous les murs de la prison de Fresnes, un rassemblement est donc venu exprimer une fois de plus cette solidarité avec tous les prisonnier qui refusent de se plier à l'ordre pénitentiaire, et notamment avec Isa et Juan embastillés pour ces affaires-là. Des tracts aux parloirs, des fumigènes et une banderole " Comme à Vincennes... feu aux prisons " sont venus rappeler que les taules ne se réforment pas mais se détruisent.Suite à ce rassemblement, quatre personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue pour 48 heures. Leurs appartements ont été perquisitionnés. Elles passeront en jugement le 3 septembre, accusées d'incitation à l'émeute, d' "outrage" et de "port et transport d'artifices non détonants pour des motifs illégitimes" pour l'une d'entre elles, de refus de signalisation (photos et empreintes digitales) et de refus de prélèvement ADN pour toutes.De 2001 à 2007, pas moins de six lois ont élargi les prétextes de fichage génétique, conduisant à près de 30 000 nouveaux prélèvements ADN chaque mois, ce qui porte aujourd'hui à plus de 700 000 le nombre de personnes fichées. Le refuser n'est pas une simple défense face aux prérogatives de l'Etat sur notre corps, c'est aussi concrètement lui enlever des possibilités de contrôle. Cela relève enfin d'un refus plus général de participer à notre propre servitude.
Le procès se déroulera le 3 septembre à la 11e chambre du tribunal correctionnel de Créteil à 13h30.
Sources :http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=102064
Le centre de rétention de Nantes fermé après un incendie
Le centre de rétention de Nantes fermé après un incendie La responsabilité de l'administration à nouveau engagée ?
communiqué de la CIMADE 22 Juillet 2008
Dimanche 20 juillet 2008, un incendie s'est déclaré aux alentours de 18h30 au centre de rétention administrative (CRA) de Nantes. Cet incendie n'a heureusement pas fait de victime. Néanmoins, la personne à l'origine des faits, et qui présente des troubles psychiatriques, a été placée en garde à vue et est sous la menace de poursuites pénales.La place de cet homme, manifestement extrêmement fragile, n'était pas en rétention. Elle n'est pas non plus devant les tribunaux.D'après différents témoignages concordants, il semblerait que ce dimanche, en fin d'après-midi, une ressortissante biélorusse également placée au CRA de Nantes, se soit approchée de la chambre de Monsieur S. Elle a vu des flammes. Elle en a informé les autres personnes retenues qui auraient alors tenté d'alerter les policiers du centre, lesquels n'auraient pas réagi immédiatement. Trois personnes retenues ont alors cassé la porte de la chambre, dans laquelle M. S. s'était barricadé. Quand ils sont entrés à l'intérieur, M. S. était accroupi au sol. Un de ses poignets était tailladé. Selon les personnes présentes, il aurait enflammé du papier journal pour qu'ensuite le feu prenne à la literie. Il aurait ainsi tenté de mettre fin à ses jours.Les personnes retenues font ensuite état d'une certaine confusion. Les policiers du CRA ont commencé à réagir, mais tout en laissant tous les retenus dans la zone de rétention. Apparemment les alarmes incendies ne se seraient pas déclenchées. La chambre de M. S. a été détruite et l'intégralité du circuit électrique du centre de rétention a été endommagée.Le CRA a fermé provisoirement ses portes. A 14h30, lundi 21 juillet, les sept personnes qui y étaient retenues au moment des faits ont été transférées au centre de Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande, après avoir passé plusieurs heures en LRA ou dans des locaux de garde-à-vue du commissariat Waldeck-Rousseau de Nantes.M. S., après avoir été hospitalisé quelques heures, a été placé en garde à vue. Cet homme, en rétention depuis le vendredi 18 juillet, était connu du personnel du centre comme ayant de sérieux problèmes psychiatriques. Quelques jours avant les faits, alors qu'il se trouvait libre, il avait tenté de se suicider en voulant se jeter d'une grue haute de 40 mètres. L'intervention des pompiers avait permis de le dissuader d'accomplir ce geste fatal. Il avait aussitôt été placé en hôpital psychiatrique pendant plusieurs jours.La Cimade déplore la décision de la préfecture de Loire-Atlantique, qui n'a pas hésité à placer en rétention un homme vulnérable, souffrant de problèmes psychiatriques avérés et récemment hospitalisé. Cette décision de placement en rétention a manifestement mis en danger l'intégrité physique et psychique de cette personne et a potentiellement menacé celle d'autrui.La Cimade estime que des poursuites à l'encontre de M. S. - dont l'état de santé nécessite des soins spécifiques et non une réponse répressive - seraient profondément déplacées.
sources :http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=102065
Comme à vincennes...feu aux prisons
A Fresnes comme ailleurs, solidarité Dans un monde où les conditions de survie sont toujours plus insupportables, où quelques uns con¬tinuent à s'enrichir en exploitant la misère, la prison est un des dispositifs qui garantit la paix sociale lorsque les médiations institutionnelles (syndicats, partis politiques, associations, médias) ou les psychotropes ne suffisent plus. Agissant aussi bien comme menace permanente sur la tête de chacun que comme instrument d'élimination physique et psychologique des plus récalcitrants, elle est le reflet d'une société carcérale où les désirs de liberté n'ont pas de place. L'Etat affine et renforce sans cesse son arsenal de moyens de contrôle et de peines tout en construisant toujours plus de prisons (pour mineurs, pour sans-papiers, pour " fous "…) qui débordent à leur tour. C'est le prix à payer du paradis de la démocratie marchande. Ainsi, la question des prisons est d'abord celle du monde qui les produit : il ne peut pas plus exister de prison décente que de capi¬talisme à visage humain. Des fugues et des révoltes dans les prisons pour mineurs (Porcheville, Meyzieu…) aux affrontements, saccages ou incendies en centres de rétention, les prisonniers eux-mêmes posent régulièrement la critique en actes de la prison. Après six mois de tensions et de multiples résistances, les détenus ont fait partir en fumée le centre de rétention de Vincennes, démontrant par là même qu'il n'y a de prison qui tienne que celles réduites en cendre. Il n'y a qu'une cervelle de juge ou de flic pour penser que la révolte a besoin d'incitation pour se développer. La solidarité qui s'est manifestée à de nombreuses reprises avec les prisonniers en lutte est aussi pour nous le partage d'un même sentiment de rage contre les différentes cages qui nous enferment au quotidien. Dans cette guerre sociale diffuse où chacun est sommé de se soumettre, voire de participer, à sa propre do¬mination, plusieurs camarades sont emprisonnés sous juridiction antiterroriste, accusés de possession de chlorate, de clous tordus, de manuels de sabotage, de plans de prison ou d'une tentative d'incendie d'un véhicule de police. Le 2 juillet 2008, sous les murs de la prison de Fresnes, un rassemblement est donc venu exprimer une fois de plus cette solidarité avec tous les prisonnier qui refusent de se plier à l'ordre pénitentiaire, et notamment avec Isa et Juan embastillés pour ces affaires-là. Des tracts aux parloirs, des fumigènes et une banderole " Comme à Vincennes... feu aux prisons " sont venus rappeler que les taules ne se réforment pas mais se détruisent. Suite à ce rassemblement, quatre personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue pour 48 heures. Leurs appartements ont été perquisitionnés. Elles passeront en jugement le 3 septembre, accusées d'incitation à l'émeute, d' « outrage » et de « port et transport d'artifices non détonants pour des motifs illégitimes » pour l'une d'entre elles, de refus de signalisation (photos et empreintes digitales) et de refus de prélèvement ADN pour toutes. De 2001 à 2007, pas moins de six lois ont élargi les prétextes de fichage génétique, conduisant à près de 30 000 nouveaux prélèvements ADN chaque mois, ce qui porte aujourd'hui à plus de 700 000 le nombre de personnes fichées. Le refuser n'est pas une simple défense face aux prérogatives de l'Etat sur notre corps, c'est aussi concrètement lui enlever des possibilités de contrôle. Cela relève enfin d'un refus plus général de parti¬ciper à notre propre servitude. LE PROCÈS SE DÉROULERA LE 3 SEPTEMBRE À LA 11E CHAMBRE DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE CRÉTEIL À 13H30. Cette journée doit être l'occasion d'exprimer sa solidarité partout et de toutes les manières possi¬bles avec ces quatre camarades, ainsi qu'avec celles et ceux qui, dedans ou dehors, luttent contre le système carcéral, comme les quatre personnes inculpées suite à l'incendie de Vincennes.
Sources : http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=102099
Greenpeace demande un débat national et la suspension du programme EPR
Nouvel incident nucléaire au Tricastin : Greenpeace demande un débat national et la suspension du programme EPR.
France - Paris, le 24 juillet - Quinze jours après la fuite radioactive de la filiale d'Areva, Socatri, au Tricastin, suivie de celle d'une autre filiale, FBFC, à Romans-sur-Isère, c'est au tour des installations d'EDF de démontrer les incuries de l'industrie nucléaire française. 15 personnes ont été contaminées le 18 juillet à la centrale de Saint-Alban, et hier c'est la contamination massive de 100 travailleurs à la centrale EDF de Tricastin qui a eu lieu. Considérés comme « anomalie » ou simple « écart », tous ces incidents mettent à jour la dangerosité d'une technologie mal maîtrisée. Devant un tel constat, Greenpeace demande la tenue d'un vaste débat sur le nucléaire, mais aussi la suspension du programme EPR.Pour l'association écologiste, cette série d'incidents met en lumière l'étendu du problème que pose l'industrie nucléaire : installations vieillissantes, procédés mal maîtrisés, sous-traitance en cascade, contaminations des travailleurs, pollutions anciennes et durables de l'environnement… Le tout sans que le système de contrôle ne soit en mesure de prévenir ces incidents, mais tout juste capable de faire un constat avec parfois des années de retard !« Ces incidents démontrent qu'au delà des incantations, le nucléaire qu'on nous présente comme une énergie propre et sûre reste une énergie polluante, dangereuse et mal maîtrisée ! » déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire et énergie à Greenpeace France. « Il ne faut pas croire que l'on a affaire à une série noire ces 15 derniers jours car le nucléaire en France c'est plus de 900 incidents de ce type par an ainsi que des pollutions régulières et anciennes autours des installations. »Greenpeace demande la suspension du programme EPR car il est inconcevable de relancer le nucléaire alors que l'on se rend compte aujourd'hui qu'on ne maîtrise pas cette technologie et qu'on redécouvre qu'elle pollue. D'autant plus que le nucléaire n'est pas indispensable et que la priorité doit être enfin et réellement donnée aux alternatives comme les économies d'énergies et les renouvelables.L'association demande aussi la tenue d'un vaste débat national sur le nucléaire en France qui permette aux citoyens non seulement d'appréhender clairement les dangers potentiels du nucléaire mais aussi de faire un bilan structuré sur son intérêt ou non face à l'urgence climatique.
http://www.greenpeace.org/france/
Dernier témoignage centre de rétention
Centre de rétention du Mesnil Amelot, dimanche 20 juillet :
« On avait décrété une grève de la faim mais ça n'a pas duré longtemps, ça a duré une seule journée. On nous a fait comprendre que comme le commandant n'est pas là, qu'il est en vacances, ça sert à rien, personne ne peut décider à sa place. On a fait la grève de la faim car depuis une semaine les gendarmes viennent chercher les gens la nuit. Ton nom est affiché (pour l'expulsion) mais il n'y a pas de vol. La nuit, tu dors, on vient cogner à ta porte à 4 heures du matin pour te réveiller et pour t'emmener. Nous, on n'était pas contents, s'il faut amener quelqu'un, il faut l'avertir que le lendemain il va partir, comme ça, il va le dire à ses parents, s'il a son enfant quelque part, on va le lui amener, c'est pour cela que les gens n'étaient pas contents. On t'appelle pour les visites et puis, on t'arrête là-bas. Tu es dans ta chambre, ils t'appellent au micro dans le bureau pour dire que tu as une visite, que tu es convoqué à la gendarmerie. Alors, tu y vas mais ce n'est pas vrai et on t'arrête là-bas pour t'expulser. On n'était pas d'accord, on a dit qu'on n'est pas d'accord avec ça. Il faut dire « vous allez partir » mais il ne faut pas appeler quelqu'un pour dire qu'il a une visite et le menotter comme un voleur. Les gens pensent qu'ils sont convoqués pour un truc et en fait, c'est pour le départ. Les gendarmes ont peur qu'on fasse des blocages comme on faisait souvent, c'est pour ça qu'ils font comme ça. On a fait des manifestations. On a dit que s'ils ne regardaient pas nos cas, on ferait une grève de la faim, le commandant a dit de ne pas la faire, il transmettrait nos protestations au préfet et aux politiciens. [témoignage du 16/07/08]. Les politiciens ne sont toujours pas venus. Il nous avait promis que personne ne serait expulsé par la force. Et ça n'a pas été le cas, ils n'ont pas tenu leur parole. Ils font sortir les gens par la petite porte. Maintenant, ils appellent les gens au bureau des gendarmes. Ensuite, il y a trois gendarmes qui viennent couper le cadenas de placard pour amener leurs affaires et puis, ils partent. Et les gens sont obligés d'aller voir quand on les appelle. Sinon, les Russes sont toujours là [depuis plus de 40 jours], on ne sait pas comment ça va se finir pour eux »
fermeturetention@yahoo.fr
COMMUNIQUE DE SôS !
Contre la politique d'épuration sociale des centres villes, nous demandons la libération de nos camarades du collectif de la Victoire de Tours.Nos camarades du collectif de La Victoire de Tours sont entre les mains de la police depuis l'expulsion de l'immeuble HLM de la Tourangelle.Après avoir été l'objet de transactions plutôt louches de la part de l'office HLM la Tourangelle, l'immeuble du 28/30 place de la Victoire avait enfin trouvé de nouveaux résidents depuis un mois et demi...Jusqu'à ce que la justice s'en mêle, décrétant l'occupation illégale et autorisant la police à expulser les lieux.Cette même justice s'est montrée beaucoup moins curieuse sur la réalité du statut de propriétaire de Mme Bosch, administratrice de la Tourangelle et adjointe au logement à la mairie. Elle a en effet refusé de présenter son titre de propriété...Contre la politique d'épuration sociale des centres villes, NOUS DEMANDONS LA LIBERATION IMMEDIATE DE NOS CAMARADES
SôS ! Soutien ô Sans-papiers
18 juillet 2008
SôS ! VINCENNES, C'EST FINI : AU SUIVANT !
En soutien aux émeutiers de Vincennes poursuivis par la justice,
RENDEZ-VOUS SAMEDI 26 JUILLET 16 HEURES sur le parking devant le CENTRE DE RETENTION DU MESNIL-AMELOT
Suite à la mort suspecte de Monsieur Salem SOULI, prisonnier tunisien de 41 ans, au centre de rétention de Vincennes et comme depuis mi-décembre dans différents CRA, des émeutes ont éclaté. Cette fois-ci, suite à une répression féroce de la police raciste de Sarkozy, les émeutiers ou la police dans la panique générale ont accidentellement mis le feu à la prison. L'association SÔS SOUTIEN AUX SANS PAPIERS se déclare solidaire des émeutiers du 22 juin. L'association SÔS SOUTIEN AUX SANS PAPIERS entend défendre par tous les moyens nécessaires, y compris en estant en justice, les émeutiers du 22 juin. Vincennes, c'est fini : au Suivant ! Rendez-vous samedi 26 juillet à 16 heures sur le parking devant le Centre de rétention du Mesnil-Amelot.
Rendez-vous à 15h30 Porte de la Chapelle
FERMETURE DES CENTRES DE RETENTION LIBRE CIRCULATION LIBRE INSTALLATION DES PAPIERS POUR TOUS
Contact : 06 98 70 33 49
Parole de retenus, Mesnil Amelot
Samedi 12 juillet 2008. CRA du Mesnil Amelot. Bâtiment 5
"Ici il n'y a personne du CRA de Vincennes, il n'y a pas de femmes non plus. Il y avait un travesti mais je crois qu'il a pris l'avion. On est a peu près 200. Il y a 6 bâtiments. Ce n'est pas la police, mais la gendarmerie qui est ici, avec eux ça va. Le matin ils frappent aux portent des chambres à 7h30. On se réveille, on montre la carte. Ils nous comptent deux fois par jour le soir aussi vers 21h. Dans chaque bâtiment il y a une petite cour et des cabines. Il y a une personne qui ne mange pas depuis le 2 juillet, il fait la grève de la faim. Hier les pompiers sont venus le chercher pour l'amener à l'hôpital. Jeudi vers 11h, quelqu'un devait sortir de l'infirmerie. Ils lui ont demandé de signer un papier. Il était menotté, il a refusé de signer. Ils l'ont poussé sur le grillage, ils l'ont violenté. Ils l'ont pris en sandwich. On a fait une réunion à midi (jeudi), on vu le commandant car il y a des choses qui ne vont pas. On lui a dit que l'on fait la grève, que personne ne mangerait. Le soir à l'appel de 21h, on a tous refusé de rentrer dans les bâtiments. Le commandant a eu peur. C'était chaud. On a demandé au commandant qu'il écrive une lettre au préfet. Il y a ici plusieurs personnes qui étaient en attente de renouvellement de leur titre de séjour quand elles ont été arrêtées. On attend la réponse du commandant mardi. Hier, il y a eu 16 libérations. Les leaders qui devaient être libérés dans 3 ou 4 jours ont été libérés."
fermeturetention@yahoo.fr










