La Liberté S'exprime

Ce blog informe et témoigne sur les luttes et révoltes actuelles ou non. . Après tout, chacun est libre de s'exprimer, parait-il - avant qu'on nous l'enlève totalement

28 novembre 2009

Bienvenue !

Ce blog n'est pas un appel à émeute, ni à la révolte, ni à la révolution. Ce blog informe et témoigne sur les luttes et révoltes actuelles ou non. Car ce sont les luttes qui ont fait avancer le monde, alors que les politiciens le font reculer. Après tout, chacun est libre de s'exprimer, parait-il - avant qu'on nous l'enlève totalement, encore une fois!. Ce n 'est pas l'envie de violence qui nous mène, mais la colère, le regret, l'espoir. A vous de voir par quel moyen vous voulez l'exprimer. Chacun est responsable de ses actes. En tout cas, si vous voulez mettre sur le blog photos, articles, commentaires, etc..., n'hésitez pas à les envoyer sur notre mail. Ici, tout le monde peut s'exprimer : lalibertesexprime@yahoo.fr

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Marches des précaires : occupons mairies et bâtiments publics ! Un appel depuis la mairie de Brest occupée

Licenciements, augmentation de la pauvreté, dislocation du service public. La situation sociale est sous tension mais la situation politique est amorphe : aucune journée de grève depuis des mois, peu de mouvements de contestation depuis la rentrée. Voilà plusieurs mois que nous avons commencé à nous organiser, nous, chômeurs, salariés et étudiants contre le mépris que nous subissons. Les diffusions de textes, les occupations et les décontaminations de Pôle Emploi se sont succédées en Bretagne et ailleurs. Et là, interviennent des marches régionales contre le chômage, la précarité et les licenciements au milieu de l’automne, sous la pluie bretonne et dans la grisaille sociale. La marche bretonne ponctuée d’actions, s’étale sur 2 semaines : du 20 au 24 à Brest, du 25 au 26 à Morlaix, du 26 au 28 à Lannion, puis Quimper, Saint-Brieuc la deuxième semaine, pour finir le 5 décembre à Rennes par une manifestation régionale.

 

 

Appel à occupation ! A Brest, la manifestation du vendredi 20 novembre s’est conclue par l’occupation de la mairie. Cette occupation est intervenue le jour du départ des marches régionales. L’occupation a commencé par une intervention à un colloque organisé à la mairie autour des « questions d’habitat, les acteurs de l’immobilier dans l’agglomération brestoise ». Nous nous sommes rendus à plusieurs dizaines à la tribune pour arracher une prise de parole. Nous avons exprimé notre sentiment de révolte envers les décideurs politiques, les techniciens et les gestionnaires du logement. Ainsi, nous avons élu domicile à l’Hôtel de ville depuis déjà cinq jours. C’est dans ce contexte que nous lançons ce modeste appel à l’occupation des mairies et des bâtiments publics stratégiques.

Pourquoi occuper ? La précarité touche ou menace chacun d’entre nous, et se réunir pour s’y opposer est essentiel. S’organiser, c’est donc se prémunir de l’isolement, mais aussi combattre la culpabilisation que l’on nous fait endosser. Là où les salariés disposent de locaux syndicaux, nous, précaires, ne bénéficions d’aucune salle pour nous organiser. C’est une manière de préserver notre motivation, pour continuer la lutte et la vivre tous ensemble, 24h/24h. Occuper pour avoir un lieu, un lieu qui permet à chacun de se renseigner, de participer, de nous rejoindre. Occuper pour agir vers l’extérieur, la ville, ses Pôle Emploi, sa CAF et ses hauts lieux du contrôle social.

Pourquoi la mairie ? Parce que notre collectif n’est pas reconnu administrativement et ne peux pas réserver la salle municipale, telle que la maison du Peuple ou la maison des syndicats. Parce que quand bien même nous disposerions de l’autorisation de louer la salle des syndicats, nous ne sommes pas disposés à payer 100 euros afin de rendre public un débat évité par les dirigeants de la société. La mairie, c’est le lieu central par exellence, celui qui rend visible au plus grand nombre notre mobilisation. Comme dans ce monde, il n’y a pas de logement pour tous, nous occupons la maison commune, la maison de toutes et tous. Nous nous approprions un lieu mais surtout des moments de vie, arrachés au sinistre système marchand.

Qu’est ce qu’occuper ? Occuper c’est rompre la morosité ambiante. C’est assurer un point d’accueil à la journée pour les chômeurs et les précaires. Une permanence quotidienne où nous précaires, radiés de Pôle Emploi, aux allocataires du RSA obligés de payer la taxe d’habitation (dispensée précédement aux personnes recevant le RMI) pouvons venir exposer nos problèmes spécifiques, trouver une réponse collective et s’organiser en conséquence. Occuper c’est s’organiser collectivement : Assemblées Générales, préparations d’actions. Occuper c’est créer. Créer un lieu de convivialité avec ses joies, ses peines, ses tensions... bref des émotions partagées au cours des repas collectifs, des ateliers (projection, écriture...) et des éprouvantes nuits de sommeil. Ah ! quel bonheur lorsque la vie remplace la gestion !

Notre objectif. Nous cherchons à amplifier le mouvement des précaires, des humiliés et insoumis. Cette occupation de la mairie ne suffit pas. A Brest, elle ne sera que temporaire mais elle en appelle à d’autres occupations. Que se succèdent les occupations pour engager un rapport de force avec les pouvoirs publics. Le gouvernement doit prendre acte, des précaires s’organisent et entendent ne rien lâcher.

mail : reseaudesluttes.brest@gmail.com

Le collectif "en marche contre l’injustice sociale" de Brest

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21 novembre 2009

Solidarité aux inculpés du G8 de Gênes 2001

Pourquoi nous avons occupé l’Institut Culturel Italien de Paris.

Aujourd’hui vendredi 20 novembre 2009, après un rassemblement place de la République à 17h30 où un dispositif policier à peine croyable était déployé pour une centaine de personnes (invasion de la place par les policiers, longues files de camionnettes postées au début de chaque artère…), nous avons occupé l’institut culturel italien. Nous sommes intervenus à l’issue de la projection d’un film de Pontecorvo (Ritorno ad Algeri) et avons investi pendant plusieurs heures la grande salle. Sur cette base d’action collective de lutte, nous désirons lancer une campagne d’information contre la sentence prononcée le 9 octobre en appel contre dix inculpés du G8 de Gênes 2001, des peines exorbitantes qui dépassent toutes les limites en matière de répression de la contestation sociale. 8 à 15 ans de prison pour des faits de destruction et de violence de rue.


 

Nous voulons, contre ce jugement inique, envoyer un signal à nos camarades italiens par notre présence dans ce lieu symbolique, ambassade culturelle de l’Italie qui se trouve, de plus, être directement territoire italien. Nous voyons aussi que ce jugement, s’il se signale par son extravagance, prend place dans un cortège de décisions judiciaires et d’actions policières ultra-répressives et violentes dans toute l’Europe. Car si le programme de l’État libéral a longtemps été hypocritement « Tout ce qui n’est pas illégal est permis », aujourd’hui, il affirme franchement « Tout ce qui n’est pas expressément autorisé est illégal ». Les formes de conflit, de révolte variées dont le contre-sommet de Gênes a été un moment important doivent être étouffées.


RESISTONS A LA REPRESSION ! 

Assemblée générale dimanche 22 à 17 heures au CICP

21ter rue Voltaire, M° Rue des Boulets, Paris.


 

http://nog8france.blogspot.com/

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06 novembre 2009

LA PRISON TUE !

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05 novembre 2009

LA JUSTICE ITALIENNE

LE 9 OCTOBRE 2009, LA JUSTICE ITALIENNE a condamné en appel 10 inculpés du contre-sommet du G8 de Gênes de 2001. Ils ont reçus, pour « destruction et saccage », de très longues peines de prison ferme.

CARLO A. : 8 ANS
CARLO C. : 8 ANS
MARINA C. : 12 ANS ET 3 MOIS
LUC F. : 10 ANS ET 3 MOIS
ALBERTO F. : 10 ANS
INES M. : 6 ANS ET 6 MOIS
FRANCESCO P. : 15 ANS
DARIO U. : 7 ANS
ANTONIO V. : 8 ANS
VICENZO V. : 13 ANS ET 3 MOIS

Ce procès arrive 48 heures après celui de 45 policiers où 15 seulement ont été condamnés à des peines très légères. Ont été acquittés le préfet Ganni De Gennaro, alors chef de la police ainsi que d?autres membres de
la hiérarchies qui ont dirigé la répression à Gênes en juillet 2001, bien que la justice ait considéré comme illégale la charge de la police ayant engendré les plus violents affrontements. La répression a fait un mort, Carlo Giuliani, 23 ans, tué par balles lors de cette charge, plusieurs centaines de blessés, des violences dont les plus fortes ont eu lieu à l?école Diaz où était installé le centre de média indépendant et où dormaient 307 manifestants qui ont été arrêtés puis séquestrés
pendant trois jours dans la caserne du Bolzaneto, subissant sévices et humiliations.

LES JOURNEES DE GENES ont vu la réunion pratique et puissante d?une opposition à la réunion des chefs d?Etat de la planète, et plus généralement à l?ordre économique mondial. Réunion internationale, forum social : 300 000 personnes se sont réunies à la manifestation du 20 juillet malgré la militarisation et le verrouillage de la ville. HUIT ANS APRES, CE 9 OCTOBRE, les peines prononcées sont très, très lourdes. La disproportion est éclatante entre les chefs d?inculpation qui touchent des destructions de biens matériels et ces cent années de prison au total. Ce n?est pas telle ou telle action individuelle, telle ou telle personne que la justice italienne punit. C?est l?ensemble des événements politiques du contre-sommet qui se trouvent sanctionnés. Ces 10-là paient pour toute l?action collective, pour tout le mouvement
social et politique qui a eu lieu à Gênes. Cette décision de justice ressemble à un grand signal de terreur pour toutes celles et ceux qui contestent l?ordre social. Elle poursuit la répression sauvage du contre-sommet. Ces procès sont la deuxième vague de vengeance de l?Etat italien. Pour que la lutte contre l?injustice sociale et les rapports économiques sauvages, les conflits qu?ils génèrent soient cantonnés dans des formes invisibles, aseptisées qui ne gênent pas réellement l?ordre établi. La tolérance du pouvoir envers les formes de révolte non autorisées n'a cessé de diminuer et, alors que la conflictualité sociale tend à s'aggraver, ces condamnations marquent un nouveau pas dans le délire
répressif en cours en Italie comme ailleurs. Notre pays ne manque lui aussi pas d'exemples dans ce domaine, comme le montrent les récents évènements de Poitiers (une manifestation anticarcérale ayant débouché sur le bris de quelques vitrines) après lesquels un homme a été condamné à quatre mois de prison ferme « pour jet de pile » sur la police, puis
un autre interpellé lors d'une manifestation de soutien consécutive pour avoir comparé publiquement l'officier de police à un collabo célèbre.En dehors du fait que les condamnations de Gênes dépassent toutes les bornes de l'entendement, et demeurent même sans commune mesure avec les peines les plus dures infligées pour ce genre d'actes, elles sortent
totalement des règles les plus ordinaires du droit pénal. Les personnes condamnées se voient infliger, pour quelques dégâts matériels (des bris de vitrine), des peines que nombre de meurtriers ne purgeraient pas. Dans ce cas, comme dans ceux où il maquille des assassinats sous des accidents de la route, comme à Villiers-le-bel, ou à Fréjus récemment,
l'Etat réprime en faisant fi des règles qu'il s'est lui même imposé. Quand il protège les siens contre les poursuites judiciaires que des affaires de corruption ou de moeurs pourraient entraîner, il outrepasse également la légalité. C'est que le droit est traversé par les rapports de forces qui existent au sein de la société, et que parfois il n'a pas eu le temps de s'adapter aux nouvelles pratiques de la domination, alors sa sacro-sainte indépendance est violée, mais cela fait bien longtemps que ce n'est plus une sainte-nitouche..... La plupart du temps, le droit s'adapte, et en nos temps de répression
tous azimuts, cela donne les législations antiterroristes, qui permettent de torturer des Irakiens, ou d'enfermer des épiciers
communistes. Si la justice a été un temps garante des libertés individuelles contre l'arbitraire de l'Etat, aujourd'hui elle n'est plus qu'un des accessoires entre les mains de l'arbitraire étatique, qu'il utilise selon ses humeurs. Ceux qui quémandent auprès de l'appareil judiciaire un peu de justice sociale, prennent cette bureaucratie de tribunaux et de prisons pour la garantie d'un monde d'amour et de paix, ceux qui préfèrent manifester entourés de « gardiens de la paix » plutôt
qu'aux côtés de briseurs de vitrines ne font que retarder un peu l'émancipation des exploités par eux-même.

Aujourd'hui, alors que nos camarades italiens sont persécutés par l'Etat berlusconiste depuis huit ans, mettons tout en oeuvre pour qu'ils cessent d'être poursuivis, et que ce genre de condamnations ne se reproduise plus.Nous appelons à ce qu'une solidarité en actes se manifeste un peu partout contre ces procès intolérables. Nous appelons à ne pas céder à
l'intimidation et à ne pas oublier qu'ici comme ailleurs, le pouvoir à de bonnes raisons lui aussi de trembler. Nous appelons ainsi à participer à la MANIFESTATION DU 8 NOVEMBRE CONTRE LES PRISONS.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
POUR ORGANISER DES ACTIONS FACE À LA RÉPRESSION
MARDI 10 NOVEMBRE À 18 HEURES AU CICP

Sources : resistons_ensemble@rezo.net
Pour consulter le site: http://resistons.lautre.net/

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21 octobre 2009

Lyon : Manif soutien sans papiers

Ce dimanche 18 novembre  à 14h, nous nous sommes rendus au métro Mermoz-Pinel pour rejoindre ceux
qui avaient répondu à l'appel de « SOS soutien aux  sans-papiers » afin de soutenir
les 68 détenus du CRA de Saint-Exupéry qui ont entamé une grève de la faim à partir
de ce lundi 15 pour protester, entre autres raisons, contre leurs conditions de
détention.


Ci-après rappel de leurs revendications qu'ils ont signifiées par courrier au
directeur du CRA :
1 - Le Gouvernement empêche la CIMADE de faire son devoir selon la loi.
2 - On conteste les décisions des Juges, (Bonjour, 15 jours) qui sont basées
seulement sur une politique du chiffre, de 28.000 expulsés par  année.
3 - On conteste les prolongations automatiques sans examiner du tout  nos situations
administratives.

4 - On conteste les fausses informations de reconduites aux Frontières. Nous ne
sommes pas du tout informés de notre départ en  direction de nos Pays.

5 - Certaines personnes sont renvoyées dans des pays qui ne sont même pas les leurs,
tandis que d'autres sont renvoyées dans leurs pays sans l'autorisation du Consulat
des pays concernés.

6 - On demande l'intervention d'une organisation neutre, pour revendiquer nos Droits
selon la Justice, la Liberté, l'Égalité et la Fraternité. La plupart des cas : nous
sommes jugés sur la forme et non pas sur le fond.

7 - On demande à la Préfecture de réexaminer nos situations cas par cas.

8 - Certains détenus ont été frappés par la PAF d'autant plus qu'il y  avait des
mineurs, et nous trouvons cela inhumain, humiliant, il y a de quoi se révolter face
à ces actes semblables.  9 - Nous nous plaignons des soins, des médecins.

Nous sommes dans un pays laïc, tandis que nos repas ne sont pas cachère, le racisme
règne aux centres de Rétention. La Laïcité n'est pas respectée.

10 - Il faut procéder par une méthode de réadmission des retenus et prendre en
considération leurs attachements familiaux.

Nous n'étions pas très nombreux, tout au plus une quarantaine, car l'information
avait mal circulé. Pas d'amis libertaires que nous rencontrions habituellement.
Beaucoup de visages inconnus.

Vers les 14h30 nous sommes partis en direction du CRA de Saint-Exupéry situé près de
l'aéroport du même nom à une trentaine de kilomètres de notre lieu de rendez-vous.

Dommage ! Beaucoup de conducteurs qui étaient venus avec l'espoir de remplir leur
véhicule partaient « à vide » !

Arrivés sur les lieux où visiblement nous n'étions pas attendus (aucune autorisation
n'a été demandée pour ce rassemblement que certains qualifierait de « sauvage »)
nous nous regroupons devant le CRA. Pour l'instant, encore personne à l'horizon !

Nous commençons à crier nos slogans « liberté pour les prisonniers » « solidarité »,
« CRS SS »,. Nous faisons beaucoup de bruit. Avec des cailloux, nous tapons sur les
barrières, les poteaux. Deux copains armés de poêles frappées l'une contre l'autre
amplifient le boucan.  L'un inscrit sur le bitume « feu à toutes les prisons ».

Des grilles hérissées de barbelés, truffées de caméras nous séparent de plus de dix
mètres des « détenus » regroupés dans une cour également grillagée, trois, quatre
flics faisant barrage devant eux en les surveillant de près.

Nous sommes choqués par leur « baraquement » dont les fenêtres  sont solidement
garnies de barreaux.

Nous faisons de grands signes aux détenus que nous arrivons à apercevoir et qui nous
répondent par des cris et des grands gestes de leurs bras levés. Visiblement ils
sont heureux que nous soyons là pour les soutenir.

Entre temps, une demi douzaine de flics arrivent et se postent  juste derrière le
grillage en face de nous, l'air belliqueux, mais ils ne bougent pas. Ils attendent
certainement des renforts. Deux ont des bombes lacrymo à la main.

Au bout d'un quart d'heure, nous décidons de nous disperser car leur inertie nous
parait suspecte.

En effet, deux camionnettes de la PAF nous attendent au bout de la rue longeant le
CRA. Des flics en descendent et commencent à appréhender assez brutalement des
copains qui essaient de se sauver en courant. Certains arrivent à récupérer leurs
bagnoles mais sont arrêtés immédiatement pour contrôle de papiers.

Nous avons réussi à partir en sens inverse à travers champs. Nous avons récupéré
notre véhicule deux heures après lorsque tout était calme.

Actuellement, nous ignorons encore si des arrestations ont eu lieu.


Herope FA-Lyon

http://www.fa-heropelyon.fr.gd

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18 octobre 2009

Actions à Calais

Transmis par Calais Solidarity

3 actions directes ont eu lieu cette nuit à Calais ( Dans la Nuit de Jeudi a Vendredi 15/16 octobre ) et aux alentours, en soutien aux centaines de migrantEs du secteur et contre la violence et le harcèlement policier. Plusieurs banderoles ont été tendues cette nuit sur des ponts au dessus de l'A16 Dunkerque-Calais et sur l'A26 Calais-Paris, indiquant "Solidarité avec les Migrants". Ces actions ont eu lieu pour attirer l'attention sur les conditions de vie méconnues des migrantEs sur Dunkerque et le long des côtes françaises, qui vivent dans des abris de fortune en attendant de franchir la Manche. Beaucoup d'entre eux fuient les presécutions et des guerres dans lesquelles l'Union Européenne est engagée. Nous considérons que ces personnes ont le droit de circuler librement vers une plus grande sécurité et devraient être traitées avec respect, et non par la violence policière constante de ces dernières années, et en particulier ces dernières semaines à Calais, où les migrantEs étaent détenu Est temporairement pendant qu'on détruisait leurs abris, avant de les rejeter dans la rue. Ces actions étatiques et policières sont inhumaines, contre-productives, et selon nous illégales. Aucun être humain n'est illégal - Aucune frontière n'est indispensable - Liberté de circulation pour touTEs ! La fontaine près de la Mairie de Calais a été remplie ce matin de teinture rouge (inoffensive) pour symboliser le sang sur les mains du ministre de l'immigration français Eric Besson et du Ministre de l'Intérieur britannique Alan Johnson. Besson est une caricature de politicien, passé de gauche à droite, menteur et tricheur si l'on en croit son ex-femme, cherchant sa propre promotion en s'affichant comme celui qui a rasé les  "jungles" de Calais. Jungles qu'il a qualifiés d'"inhumaines", des conditions pourtant créées par les politiques qu'il a appliquées - rendant ces personnes à la recherche d'asile et de sécurité mal nourries, mal soignées, et sans possibilité de demander l'asile correctement malgré ce qu'il affirme. Parmi ces personnes, la police le reconnaît elle-même, près de la moitié sont des enfant, beaucoup cherchant refuge de guerres que nous avons créées. Nous leur devons la dignité, pas le "confort" dont parle Alan Johnson alors que leurs abris de fortune sont détruits et  qu'ils sont déplacés à nouveau. Le Royaume Uni doit prenre ses responsabilités quant aux conséquences humaines de ses guerres illégales et accueillir ces personnes sur son sol. Calais est la honte de la France, du Royaume Uni et de toute l'Europe. Les gouvernements ont échoué ici,seule la solidarité entre les peuples, à l'échelle humaine peut faire échec à ces traumatismes quotidiens.  Ni frontières, ni Nations ! Liberté de Circulation !

En solidarité avec les migrantEs de Calais, ce matin aux environs de 3h30, les grilles d'accès pour les véhicules et pour les piétons du commissariat  / centre de rétention / tribunal de Coquelles au sud de Calais ont été cadenassées avec de fortes chaînes et des cadenas. Cette action était une tentative, aussi courte qu'elle ait duré, de perturber la mobilisation quotidienne des CRS à l'aube qui terrorisent les migrantEs dans leur  "jungles" et leurs squats à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

Assez de violence ! Assez de fascisme dans les rues d'Europe ! A bas Besson ! Ni frontières ni nations !

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15 octobre 2009

Collectif anti carcéral de Poitiers

A 14h le 12 octobre sur la place du Palais de Justice de Poitiers, les renseignements généraux se mêlent  maladroitement aux jeunes et moins jeunes qui se rassemblent. Certains sont là pour des cas particuliers, d’autre pour un soutien général. Personne n’arrive vraiment à se faire une idée précise de ce qui les attend. Alors que les forces de police arrivent par petits groupes, une ligne de CRS barre l’accès aux marches du palais, dans un but d’intimidation pur, puisque l’audience est ouverte au public. Beaucoup de gens veulent assister à ce procès spectaculaire et la salle d’audience bondée sera vidée une fois  pour une pseudo vérification de sécurité. Les consignes qui suivent sont éloquentes « rentrent en priorité les parties civiles, les témoins et les étudiants en droit (environ une cinquantaine)». Comme rien n’est vérifié, quelques amis et les familles arrivent à se faire une petite place. Malgré tout de simples badauds se sont également assis dans la salle et prennent la place de ceux qui meurent d’inquiétude pour leurs proches. Les soutiens ne sont pas les bienvenus.

A 16h45 le premier prévenu entre et débute alors ce que l’on pourrait qualifier de farce si ça n’était pas aussi tragique. Les parties civiles en pleine démesure réclament des sommes impayables ou absurdes, inventées sur le moment, sans toujours se fendre d’un rapport de conclusion, comptant beaucoup sur le Parquet pour obtenir réparation de ces dangereux casseurs. Le parquet lui-même prononce des réquisitions allant au-delà du supportable et du crédible si ce n’est que le contexte politique les conditionne. Dans la bouche du Procureur, c’est la voix d’Hortefeux qui raisonne sous la coupole du Tribunal : plus de 5 ans de prison ferme et 3 ans de sursis sont réclamés en tout pour ces huit prévenus qui n’ont même pas causé d’égratignure. On en accuse de jets de pierre, en oubliant qu’aucune n’a atteint la cible qu’on lui prête. On soupçonne les témoins de complicité sans leur laisser le moindre crédit et l’on glorifie le courage et la bravoure des fonctionnaires de police (surtout les gradés…) qui sont installés sur un piédestal. L’Etat policier félicite ses troupes (massivement présentes dans la salle !) par la voix d’un procureur qui semble vouloir dire « vous manifestiez contre la prison de Vivonne, eh bien vous allez savoir de quoi vous parlez » qui fait écho aux « vous vous êtes bien amusé, à nous maintenant ! » lancés par les représentants de l’ordre lors des multiples arrestations en marge de la manifestation. Sous couvert d’une remise en contexte on nous rabâche que sous l’action collective se cache des décisions individuelles et donc des responsabilités individuelles à la terreur qui ébranla le centre-ville de Poitiers alors animé par la liesse pacifique des Expressifs et on nous parle de traumatisme et des enfants qui pleurent, en oubliant bien sur que ce sont les policiers et personne d’autre qui ont lancé trois grenades lacrymogènes dans la foule, irritant la gorge et les yeux des passants. A l’entendre, c’était la guerre civile. Après de telles réquisitions les avocats suffoquent d’énervement et de fatigue tant les dossiers sont mal ficelés et que certaines incohérences pourraient prêter à rire si la liberté de l’individu n’était pas mise en balance. Il est prouvé par la bonne foi, la logique et des témoins que certaines déclarations policières sont erronées, parfois mensongères, affirmant « de manière tout à fait convaincante », à écouter le Mr. le procureur, avoir identifié tel ou tel individu à une distance défiant les capacités visuelles des rapaces, avec une exactitude inhumaine, et faisant état d’éléments qui n’existent pas (par exemple des buissons dans une rue qui n’en comporte pas…).

Lorsque la police et l’Etat veulent la peau de certains contrevenants à l’ordre établit, ils l’obtiennent d’une justice qui porte mal son nom. La fierté de la République en a pris un coup il lui faut couper des têtes, et vite. Après huit heures et demie d’une caricature de procès biaisé, à 01h15, les sanctions implacables écrasent tout espoir d’une quelconque humanité. Trois camarades sont déférés sous mandat de dépôt et passeront le reste de leur nuit en prison. Ainsi soit-il, amen, la messe est dite et justice est faite. Nous pleurons ceux qui partent, poussés loin des fourgons de la mort où l’on presse nos trois camarades par une cinquantaine de CRS et de policiers de toutes fonctions, empêchant même une mère de voir son fils partir. Triste république que la leur. Tous sont condamnés de délit de militance.

Aux dernières nouvelles, le Procureur de la République a fait appel pour les cas de Jean Salvy, Samuel, Patrick (tous trois déjà condamnés, respectivement à 1 mois, 1 mois et 4 mois fermes entre autre.) et Charles (2mois de sursis simple), estimant les peines trop faibles.

Le collectif contre la prison de Vivonne réaffirme son entier soutien à tous les inculpés et particulièrement aux incarcérés et à leurs proches.

 

Source : http://anticarceral.poitiers.over-blog.fr

 

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07 octobre 2009

MANIF Lille 21H, marche et blocage sur le CRA Lesquin ( mardi 06 octobre )

FERMETURE DES CRA ET OUVERTURES DES FRONTIERES

Nous fermons les routes d'accès au CRA DE LESQUIN CE SOIR pour STOPPER ces charters de la mort.DEPUIS  21H LES MANIFESTANTS BLOQUENT  LES ROUTES D'ACCES  DU CRA, et donc de l'aéroport..
Beau rassemblement devant Lille-Lesquin,  puis marche vers le CRA DE Lesquin, de plus en plus de solidarités !
BESSON VA BAISSER D'UN TON...CE CHARTER VERS LA MORT NE DOIT PAS PARTIR 
Nous serons là , quelque soient les moyens utilisés.Depuis hier soir la mobilisation est là : "TROP DE BRUIT " : Besson le
menteur et parjure recule et ment à nouveau,  pour le faire plus discrètement ?

            BESSON FAIT MARCHE ARRIERE POUR CE SOIR.
IL N'Y A AUCUN PROBLEME DIPLOMATIQUE! LE VOL ETAIT BIEN ENREGISTRE PRÊT A
DECOLLER!

BEAU RASSEMBLEMENT  CE SOIR A LILLE-LESQUIN : des médias et télés , les radios annoncent 
Un report du charter pour "difficulté diplomatique" !
BESSON SOUS LA PRESSION CEDE ... C'EST EVIDENT, ce vol était enregistré!    

Nos soldats et forces de l'OTAN de l'Europe font escale aussi en l'Azerbaïdjan "sans soucis diplomatique"...
PLUS  UNE ESCALE !
SOS SOUTIEN  Ô SANS PAPIERS DEMANDE :
LE RAPATRIEMENT DES 5000 SOLDATS EN AFGHANISTAN, nous refusons ces dépenses,
nous réclamons L'ouverture de nos frontières aux "dégâts collatéraux " de nos guerres,
conflits et vente d'armes ,à  TousTES ces exiléEs qui ont fuit l'horreur, et
que nous renvoyons à l'horreur.

    NOUS BLOQUERONS PAR TOUS MOYENS TOUS VOS CHARTERS DE LA HONTE ET DE
LA MORT.

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06 octobre 2009

PROCES DE DEUX CAMARADES

PROCES DE DEUX CAMARADES LILLOIS SUITE AU CAMP NO BORDER - APPEL A SOUTIEN

Le contexte

Du 23 au 29 juin 2009 s'est tenu à Calais un camp no border qui a réuni plusieurs centaines de personnes dans l'objectif de dénoncer les politiques de gestion des flux migratoires, qui entraînent à travers toute l'Europe toujours plus d'atteinte aux droits et à la dignité humaine, de violences et de morts. De la Grèce à l'Angleterre, mais aussi en dehors des frontières européennes, par le biais d'une externalisation toujours plus évidente du contrôle et de la répression à l'égard des personnes migrantes, l'Europe commet un crime que des millions de personnes réprouvent et que nous sommes des milliers à combattre au quotidien.A Calais nous sommes témoins depuis trop longtemps du harcèlement des migrants en transit par les autorités et de la violence qu'elle engendre de la part des flics. Nous avons vu récemment combien les solutions proposées par l'Etat s'apparentent à un nettoyage dont les méthodes rappellent parfois de tristes souvenirs : rafles, séparation des familles, enfermement, déportation... Ce sont des hommes, des femmes et des enfants que l'on traine dans la boue, que l'on brise et que l'on renvoie dans des pays qu'ils fuyaient pour des raisons légitimes.
C'est au regard de toutes ces infamies que nous étions réunis à Calais fin juin pour protester et alerter la population du drame qui se joue sous ses yeux.

Les faits

Le 25 juin 2009 à Calais, alors que le camp no border faisait l'objet d'un impressionnant et lamentable blocus policier, accompagné dans les médias d'une psychose sans précédent, assimilant les militants no border à de dangereux criminels, une partie d'entre nous a souhaité contourner l'embargo fait à la liberté d'expression pour tenter de manifester au centre-ville, au contact de la population locale, avec pour seul objectif de défiler avec banderoles et tracts.
Rendez-vous avait été donné sur une place a proximité du centre à 16h00. Chacun savait qu'il fallait faire vite pour échapper aux forces de police, c'est pourquoi la manif est partie dans un délais de cinq minutes après le rendez-vous, pour rejoindre les grands axes du centre-ville. Il a fallu moins de temps qu'il n'en faut pour le dire pour que, coincés entre deux rangées de policiers, à 16h15 une partie des manifestants soit interpellée.Les deux porteurs de la banderole de tête ont alors été plaqués au sol, maîtrisés et menottés, tandis qu'ils continuaient de scander "Liberté de circuler, liberté de manifester" / "Liberté d'expression, liberté de circulation". Leur volonté de ne pas se taire, et alors qu'ils n'ont fait preuve d'aucune résistance physique, leur vaut une inculpation pour "résistance violente à agent dépositaire de l'autorité" (rébellion). L'un des deux, ayant fait l'objet de violences (pression des mains sur le visage, étranglement, utilisation de lunettes coincées entre les dents pour le faire taire) en a fait mention dans sa déposition, ce qui lui vaut une plainte de la part de l'agent de la BAC qui l'a interpellé.

Le procès

Nous dénonçons dans ce procès un moyen pour l'Etat de condamner l'initiative du camp no border et de réprimer encore une fois la contestation quelle qu'elle soit. Nous y voyons l'expression de la toute puissance de l'Etat policier et de l'impunité de ses flics. Nous voulons que ce procès, basé sur le mensonge des agents de police, soit celui de l'institution policière et des autorités. Nous contestons le blocus policier et la répression accrue à l'égard des militants présents lors de ce camp no border. Nous contestons la violence policière de l'Etat et la répression qui l'accompagne, ainsi que la dérive totalitaire de la démocratie actuelle, aussi bien dans ses politiques d'immigration que dans ses politiques (a)sociales. Ne les laissons plus gagner !

Les deux camarades passent en procès ce 14 OCTOBRE 2009 à 8h30 à la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Boulogne-sur-Mer.

Ils invitent donc toutes et tous à venir les soutenir le jour de l'audience.

ILS ONT SURTOUT BESOIN DE TOUS LES TEMOIGNAGES QUE POURRAIENT APPORTER LES PERSONNES AYANT ASSISTE A LEUR ARRESTATION, AINSI QUE DE CEUX ET CELLES QUI ONT ETE ARRETES AVEC EUX CE JOUR LA.

POUR TOUT TEMOIGNAGE (Formulaire Cerfa n°11527*02 à remplir avec copie d'une pièce d'identité), TOUTE IMAGE, CONTACTER AU PLUS VITE   : cnnoborder@riseup.net

Pour que cesse le chaos policier !
Pour une véritable justice sociale et contre les violences d'Etat !

Source: Zpajol

Posté par Electronrevolte à 12:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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